Un mois de cavale : le fugitif de Libreville arrêté à Franceville
Recherché depuis près d'un mois pour tentative d'assassinat et évasion, un jeune homme de 20 ans a été rattrapé samedi dans un quartier de Franceville, à plus de 600 kilomètres de la capitale.
Il aura fallu près d'un mois de traque à l'échelle du pays pour mettre fin à la cavale de Noé Van Bileh. Ce Gabonais de 20 ans, activement recherché après une évasion et pour une tentative d'assassinat, a été interpellé samedi en fin d'après-midi au quartier Sable, dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville. Une opération qui illustre, à sa manière, le maillage discret mais réel des services de police entre Libreville et l'intérieur du pays.

Une traque qui remonte à Libreville
Tout part de la capitale. C'est là que Noé Van Bileh, un jeune homme de 20 ans, s'évade alors qu'il est poursuivi pour tentative d'assassinat. La Préfecture de police de Libreville diffuse alors, selon nos informations judiciaires, un avis de recherche à l'échelle nationale. Un signal envoyé à toutes les provinces : ce fugitif ne doit pas passer inaperçu, où qu'il se trouve.
Car c'est bien loin de Libreville qu'il choisit de se réfugier. Franceville, chef-lieu du Haut-Ogooué, à plus de 600 kilomètres au sud-est de la capitale, devient son point de chute. Un choix qui n'a rien d'anodin : s'éloigner du théâtre des faits reste, pour beaucoup de fugitifs, le premier réflexe.
Le dénouement au quartier Sable
Samedi, vers 16 heures, les éléments de l'antenne provinciale de la Police judiciaire du Haut-Ogooué mettent fin à sa cavale. L'interpellation se déroule au quartier Sable, dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville, sans incident notable rapporté par nos sources.
Derrière cette arrestation, un travail de recoupement mené sur près d'un mois. Les enquêteurs ont pu localiser le fugitif grâce à des investigations dont les détails précis n'ont pas été rendus publics à ce stade. C'est souvent ainsi que se dénouent ces affaires : moins par un coup d'éclat que par la patience et le croisement d'indices, de témoignages et de mouvements suspects signalés localement.
Ce que dit cette affaire du maillage sécuritaire
Cette arrestation à distance illustre un point souvent sous-estimé : la coopération entre les services de police des différentes provinces gabonaises. Un avis de recherche émis à Libreville n'a de sens que s'il circule réellement jusqu'à Franceville, Port-Gentil ou Oyem — et qu'il y est pris au sérieux. Ici, la chaîne a fonctionné.
Il faut le rappeler : Noé Van Bileh demeure, à ce stade, un suspect. Les faits qui lui sont reprochés — tentative d'assassinat et évasion — devront être établis dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. La présomption d'innocence s'applique pleinement jusqu'à ce que la justice se prononce.
Et maintenant ?
L'intéressé devrait, selon la procédure habituelle en pareil cas, être placé en garde à vue avant d'être présenté au parquet compétent. La suite de l'enquête déterminera les circonstances exactes de son évasion, tout comme celles de la tentative d'assassinat qui lui est reprochée.
Pour les habitants du quartier Sable, comme pour ceux qui avaient suivi l'avis de recherche diffusé il y a un mois, cette interpellation ferme un chapitre. Elle rappelle aussi, sobrement, que la distance ne suffit pas toujours à échapper à la justice.
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