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Volley-ball : les entraîneurs gabonais montent en grade à Nkok

Un expert international dispense dès ce mardi un stage de quatre jours pour perfectionner les techniciens locaux.

Le Centre international multisectoriel de Nkok, dans le 2e arrondissement de Ntoum, accueille à partir de ce mardi un cours d'entraînement destiné aux coachs gabonais de volley-ball. Un instructeur accrédité par la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) encadrera pendant quatre jours ce module de niveau 2, avec l'ambition de renforcer durablement l'encadrement technique de la discipline au Gabon.

Séance de formation d'entraîneurs de volley-ball dans une salle de sport
Un cours d'entraînement de niveau 2 réunit les techniciens gabonais à Nkok, dans le 2e arrondissement de Ntoum.

Un stage pour hausser le niveau des bancs de touche

Ce n'est pas un match qui se joue ce mardi à Nkok, mais l'avenir du volley-ball gabonais qui s'y prépare, un peu, sur le tableau noir des vestiaires. La Fédération gabonaise de Volley-ball (Fegavolley), en partenariat avec l'instance mondiale de la discipline, ouvre un cours d'entraînement destiné aux techniciens locaux, au Centre international multisectoriel de Nkok.

Selon nos informations, l'instructeur en charge de ce stage, Olivier Batonga, est arrivé à Libreville le 12 juillet. Il dispose de quatre jours pour transmettre son expertise aux entraîneurs gabonais, dans le cadre d'un cours classé niveau 2 par la FIVB — une étape intermédiaire dans la hiérarchie des certifications qui encadrent la formation des coachs à travers le monde.

Ce que signifie vraiment un « niveau 2 »

Dans le système de certification de la Fédération internationale de volley-ball, chaque niveau correspond à un degré d'exigence technique et tactique croissant. Le niveau 2 s'adresse généralement à des entraîneurs qui maîtrisent déjà les fondamentaux et cherchent à structurer un travail plus fin : lecture du jeu, gestion des systèmes de réception-attaque, préparation physique adaptée aux catégories de joueurs.

Pour un pays comme le Gabon, où le volley-ball reste un sport en construction face au football et à l'athlétisme, ce type de passerelle change concrètement la donne. Un entraîneur mieux formé, c'est un club mieux structuré, et à terme, des sélections nationales capables de rivaliser sur la scène sous-régionale.

Nkok, vitrine logistique au service du sport

Le choix du Centre international multisectoriel de Nkok, à Ntoum, n'est pas anodin. Cette infrastructure, conçue pour accueillir des activités variées, s'impose progressivement comme un lieu de formation prisé par les fédérations sportives gabonaises, qui y trouvent des conditions d'accueil adaptées à ce genre de sessions techniques.

Pour les techniciens conviés, l'enjeu dépasse le simple perfectionnement individuel. Chaque cours de ce type nourrit un vivier local d'encadrants capables, ensuite, de former à leur tour les jeunes générations dans les clubs et les établissements scolaires.

Et pour les Gabonais, qu'est-ce que cela change ?

Derrière l'annonce sobre d'un stage de quatre jours se joue une dynamique plus large : celle d'un sport qui cherche à professionnaliser son encadrement pour espérer, un jour, se hisser au niveau des nations qui dominent le volley-ball continental. Les retombées ne se mesureront pas dès la semaine prochaine, mais dans la qualité du jeu proposé dans les prochaines saisons de championnat national.

Reste à voir comment la Fegavolley capitalisera sur cette formation : en multipliant les stages similaires, ou en organisant des compétitions qui permettront aux entraîneurs nouvellement formés de mettre en pratique ce qu'ils viennent d'apprendre.

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