Place Georges-Damas-Aleka : l'ordre des architectes dément une rumeur
Le CNOGA affirme n'avoir jamais mis en cause le chef de l'État dans le retard du chantier.
Une information relayée en ligne prêtait à l'ordre gabonais des architectes une critique visant directement le président de la République. L'institution a formellement démenti, invitant chacun à la vigilance face aux publications non vérifiées.

Une rumeur née sur la Toile
Tout part du mardi 7 juillet. Ce jour-là, plusieurs pages en ligne diffusent une affirmation frappante : le Conseil national de l'Ordre gabonais des architectes (CNOGA) aurait mis en cause le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le retard d'achèvement de la place Georges-Damas-Aleka.
L'information circule vite. Portée par le partage massif propre aux réseaux sociaux, elle nourrit en quelques heures une vive polémique au sein de l'opinion publique. Le sujet touche un lieu symbolique de Libreville, ce qui accentue l'écho de la controverse.
Le démenti officiel de l'ordre
La réponse ne tarde pas. Dès le lendemain, mercredi, le vice-président du CNOGA, Fleurice Ingoule Mounguet, apporte un démenti clair dans un communiqué lu sur la télévision nationale.
Le message est sans ambiguïté : l'ordre des architectes n'a jamais tenu de tels propos ni mis en cause le chef de l'État. L'institution rappelle qu'elle s'exprime par des canaux officiels et que la prise de parole qui lui était attribuée ne reflète pas sa position.
Ce que cet épisode nous apprend
Au-delà du cas précis, cette séquence illustre un enjeu devenu quotidien : la circulation rapide d'informations non vérifiées. Une affirmation spectaculaire peut se propager avant même que la source concernée ait eu le temps de réagir.
La réaction rapide du CNOGA rappelle une bonne pratique simple mais essentielle : remonter à la source officielle avant de partager. Un communiqué institutionnel, une prise de parole publique identifiée, valent mieux qu'une capture d'écran anonyme.
À retenir : le CNOGA n'a pas accusé le président de la République. Dans un espace public saturé de contenus, le réflexe de vérification demeure le meilleur allié du lecteur — et le socle d'un débat apaisé.
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