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À Franceville, une députée arme les jeunes entrepreneurs contre le chômage

Dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville, l'honorable Justine Judith Lekogo mise sur l'outil plutôt que sur le discours pour soutenir l'auto-emploi des jeunes.

À Franceville, capitale du Haut-Ogooué, la députée Justine Judith Lekogo a choisi un geste concret plutôt qu'un simple meeting : remettre des débroussailleuses à des jeunes entrepreneurs de sa circonscription. Un acte qui, selon nos informations, s'inscrit dans une démarche plus large d'accompagnement économique local portée par l'élue de l'Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), le parti au pouvoir.

Remise de débroussailleuses à des jeunes entrepreneurs à Franceville par une députée gabonaise
Des jeunes entrepreneurs du 2ᵉ arrondissement de Franceville ont reçu des débroussailleuses des mains de leur députée.

Un outil de travail plutôt qu'une promesse

Samedi, dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville, plusieurs jeunes porteurs de projets ont reçu des débroussailleuses des mains de leur députée. Un objet qui paraît modeste, mais qui pèse lourd dans le quotidien de ceux qui vivent de petits travaux de terrain : nettoyage de parcelles, entretien d'espaces verts, préparation de terres pour l'agriculture urbaine ou l'auto-emploi. C'est un outil de travail, pas un symbole, et c'est précisément ce qui distingue ce geste d'une simple opération de communication politique.

Selon nos informations, cette remise de matériel n'est pas un coup isolé. Elle s'inscrit dans une volonté affichée par l'élue d'accompagner les initiatives économiques locales et de promouvoir l'auto-emploi dans les quartiers qu'elle représente. Dans une ville comme Franceville, où l'économie informelle occupe une place importante dans la vie des jeunes actifs, ce type de soutien matériel répond à un besoin très concret : disposer des moyens pour transformer une idée en activité génératrice de revenus.

Le Haut-Ogooué, un terrain où l'emploi des jeunes reste un défi

Le Haut-Ogooué, province du sud-est gabonais dont Franceville est le chef-lieu, n'échappe pas à une réalité partagée par l'ensemble du pays : une jeunesse nombreuse, formée ou en formation, qui cherche des débouchés au-delà de la fonction publique et des grandes entreprises. Face à ce constat, les initiatives locales de soutien à l'entrepreneuriat prennent une importance particulière, car elles offrent une alternative tangible, à l'échelle d'un quartier ou d'un arrondissement.

En dotant des jeunes entrepreneurs d'un outil directement utilisable, la députée Lekogo cible un angle précis du problème : l'accès au matériel, souvent hors de portée financière pour qui démarre une activité. Une débroussailleuse représente un investissement que peu de jeunes porteurs de projet peuvent assumer seuls, alors qu'elle peut suffire à lancer un petit service rémunéré dans un quartier.

Une mobilisation qui dépasse le simple don

Cette action s'accompagne, d'après les éléments recueillis, d'une mobilisation des militants de l'UDB à Franceville. Le parti au pouvoir, dont Justine Judith Lekogo est l'une des représentantes à l'Assemblée nationale pour ce 2ᵉ arrondissement, semble vouloir ancrer sa présence politique dans des gestes de proximité plutôt que dans la seule rhétorique électorale.

Ce choix illustre une tendance observée plus largement dans la vie politique locale gabonaise : les élus qui privilégient des actions de terrain, visibles et immédiates, pour maintenir le lien avec leurs administrés entre deux échéances électorales. L'amélioration du cadre de vie dans les quartiers du 2ᵉ arrondissement figure d'ailleurs explicitement parmi les objectifs affichés de cette initiative.

Ce que cela change pour les jeunes de Franceville

Pour les bénéficiaires directs, l'effet est immédiat : disposer d'un outil professionnel permet de proposer ses services sans attendre un financement extérieur ou un emploi salarié hypothétique. C'est peu, à l'échelle d'une ville, mais c'est suffisant pour changer la trajectoire d'un jeune qui cherchait, jusque-là, une porte d'entrée dans la vie active.

Reste à savoir si cette dynamique se poursuivra dans la durée, avec un accompagnement au-delà du simple don de matériel — formation, appui à la commercialisation, mise en réseau. C'est souvent là que se joue la pérennité de ce type d'initiative, une fois l'enthousiasme du jour de remise retombé.

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