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Akok célèbre soixante ans de foi autour de sa chapelle

Dans le Komo-Mondah, une petite communauté catholique a marqué en grande pompe six décennies d'existence de la chapelle Sainte-Marthe.

À Akok, dans le département du Komo-Mondah, la chapelle Sainte-Marthe a soufflé ses soixante bougies ce dimanche, lors d'une célébration eucharistique présidée par l'archevêque métropolitain de Libreville, Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba. Prêtres, autorités locales et fidèles se sont retrouvés autour de cet édifice qui, depuis six décennies, accompagne la vie spirituelle d'un village de l'Estuaire.

Chapelle rurale au Gabon avec des fidèles réunis devant l'édifice pour une célébration religieuse
La chapelle Sainte-Marthe d'Akok, dans le Komo-Mondah, a célébré ses soixante ans lors d'une messe solennelle.

Un jubilé vécu en différé

La date exacte de la fondation de la chapelle Sainte-Marthe remonte à 1966, mais c'est ce dimanche seulement que la communauté d'Akok a pu célébrer, en différé, ce jubilé des soixante ans. Un délai qui n'a rien enlevé à la ferveur du jour : venus de Ntoum, de Libreville et des environs, les fidèles ont rempli les abords de l'édifice pour cette messe solennelle.

La célébration eucharistique a été présidée par Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville, entouré des prêtres de la paroisse Saint-Thomas de Ntoum, dont dépend la chapelle. Autorités administratives et municipales du Komo-Mondah avaient également fait le déplacement, signe de l'attachement que suscite ce petit sanctuaire au-delà du seul cercle des pratiquants.

Un ancrage discret mais tenace

Dans l'Estuaire, les chapelles rurales comme celle d'Akok forment le maillage le plus ancien de la présence catholique au Gabon, héritière d'une évangélisation entamée dès le XIXe siècle le long du fleuve Komo et de ses affluents. Ces édifices, souvent modestes, ont traversé les décennies en s'appuyant sur des générations de catéchistes et de familles qui en ont fait, bien plus qu'un lieu de culte, un point de repère du village.

Soixante ans, pour une chapelle comme celle d'Akok, ce n'est pas qu'une date sur un calendrier liturgique. C'est le temps d'au moins deux générations de baptêmes, de mariages et de veillées funéraires, tissé dans le quotidien d'une communauté qui a vu grandir et parfois partir ses enfants, sans jamais perdre le fil qui la relie à ce lieu.

Un appel à la fermeté dans la foi

Dans son homélie, Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba a invité les fidèles présents à demeurer fermes dans la foi, rappelant le sens d'un tel anniversaire : non pas se retourner avec nostalgie, mais puiser dans l'histoire de la chapelle la force de continuer. Un message reçu avec attention par une assemblée où se côtoyaient anciens et plus jeunes générations.

Ce type de célébration, au-delà de sa dimension strictement religieuse, dit aussi quelque chose du Gabon rural : celui de communautés qui, loin des grandes paroisses urbaines, entretiennent patiemment leurs lieux de mémoire et de rassemblement. À Akok, ce dimanche, la chapelle Sainte-Marthe n'a pas seulement fêté ses soixante ans : elle a rappelé qu'elle reste, pour tout un village, un point d'ancrage qui ne se dérobe pas au temps.

Ce que retient cette célébration

Au terme de cette journée, un constat s'impose : la vitalité d'une communauté ne se mesure pas toujours à la taille de son édifice. Pour Akok, ce jubilé est l'occasion de resserrer les liens entre les fidèles, la paroisse de Ntoum et l'archidiocèse de Libreville, et de transmettre à la génération montante l'histoire d'un lieu qui continue d'écrire la sienne.

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