Nkoltang : les travaux à 60 %, le pari d'octobre 2026 tenable ?
Après plus de deux ans de promesses reportées, le futur centre de traitement des déchets censé soulager Mindoubé avance, mais le calendrier reste sous tension.
Sur le site de Nkoltang, les engins tournent et les fondations sortent de terre : le futur centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) affiche aujourd'hui 60 % d'avancement. Reste une question qui hante les riverains de Mindoubé depuis deux ans : l'entreprise en charge du chantier tiendra-t-elle l'échéance fixée à octobre 2026 ? Une visite officielle début juillet a permis de faire le point, sans dissiper totalement les doutes.

Un chantier sous surveillance rapprochée
Le 10 juillet, Yannick Edson Ongoundja, secrétaire général adjoint du ministère de l'Intérieur et coordonnateur du comité technique de suivi, s'est rendu sur le site de Nkoltang pour constater l'état des travaux. Selon nos informations, le taux d'exécution du chantier atteint désormais 60 %. Un chiffre qui traduit une progression réelle, mais qui laisse aussi entrevoir l'ampleur de ce qu'il reste à accomplir avant l'échéance annoncée.
Ce déplacement n'est pas anodin. Il s'inscrit dans une série de vérifications destinées à s'assurer que le calendrier, déjà repoussé à plusieurs reprises, ne dérape pas une fois de plus. Car derrière ce chantier se joue bien plus qu'une simple question de délais de construction.
Mindoubé, l'urgence qui n'attend plus
Cela fait plus de deux ans que la fermeture de la décharge de Mindoubé figure parmi les priorités affichées par les autorités, sans que le calendrier initial n'ait jamais été respecté. Ce site, situé aux portes de Libreville, concentre depuis longtemps les nuisances olfactives, les risques sanitaires et les tensions avec les populations installées à proximité.
Le CTVD de Nkoltang a précisément été conçu pour y mettre fin : un centre moderne capable de traiter et de valoriser les ordures de la capitale, au lieu de les entasser à ciel ouvert. Sa mise en service conditionne donc directement la fermeture effective de Mindoubé, attendue depuis trop longtemps par les riverains.
Le calendrier, nerf de la guerre
L'entreprise chargée des travaux doit désormais tenir un rythme soutenu pour boucler les 40 % restants avant octobre 2026. L'historique du dossier invite toutefois à la prudence : les précédents reports n'ont pas manqué, et le passage de 60 % à 100 % implique souvent les étapes les plus délicates d'un chantier — équipements techniques, raccordements, tests de fonctionnement.
À ce stade, une seule source documente précisément l'état d'avancement du site et les propos tenus lors de la visite du 10 juillet. Cette information mérite donc d'être suivie avec attention dans les prochaines semaines, le temps que d'autres éléments viennent la confirmer ou la préciser.
Ce que cela changerait pour les Librevillois
Si l'échéance est tenue, les habitants de Libreville et des communes voisines gagneraient un système de gestion des déchets enfin à la hauteur d'une agglomération de cette taille : moins d'odeurs, moins de risques sanitaires, et la fin annoncée d'un site à ciel ouvert devenu, avec les années, un symbole des retards accumulés.
Reste que la promesse ne vaudra que ce que vaudront les prochains mois de chantier. Le comité technique dit vouloir maintenir la pression sur l'entreprise en charge des travaux ; aux prochaines visites de terrain de confirmer si le compte à rebours vers octobre 2026 tient toujours la route.
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