lundi 13 juillet 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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SEEG : un présumé réseau de trafic de matériels démantelé à Libreville

La Direction générale des recherches aurait interpellé plusieurs personnes suspectées d'avoir organisé un trafic de matériels appartenant à la société d'eau et d'électricité.

Selon nos informations, plusieurs individus soupçonnés d'appartenir à un réseau de recel de matériels de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) ont été interpellés à Libreville. L'enquête, encore à ses débuts, doit établir l'ampleur exacte de ce trafic présumé et ses ramifications éventuelles.

Matériels techniques stockés dans un entrepôt, illustration d'équipements de réseau d'eau et d'électricité
Des matériels techniques appartenant à la SEEG seraient au cœur d'un trafic présumé démantelé à Libreville.

Il aura suffi d'une opération menée par la Direction générale des recherches (DGR) pour mettre au jour, à Libreville, ce qui pourrait être un vaste circuit de détournement de matériels appartenant à la SEEG. Plusieurs personnes ont été interpellées, soupçonnées d'être impliquées dans ce réseau de recel, selon nos informations.

À ce stade, la prudence reste de rigueur : une seule source évoque ces faits pour l'instant, et ni le nombre exact de personnes interpellées, ni la nature précise des matériels concernés, ni les circonstances de l'opération n'ont pu être recoupés de façon indépendante. L'enquête est en cours et devra confirmer l'ampleur réelle de ce trafic présumé.

Un enjeu sensible pour l'entreprise publique

La SEEG assure l'alimentation en eau potable et en électricité sur une large partie du territoire gabonais, une mission qui repose sur un parc de matériels coûteux : câbles, compteurs, transformateurs, canalisations. Le vol ou le détournement de ces équipements n'est pas un phénomène nouveau en Afrique centrale, où les infrastructures de réseaux publics constituent souvent une cible pour des filières de recel, notamment de métaux comme le cuivre.

Ce type de trafic, lorsqu'il est confirmé, a des conséquences concrètes pour les usagers : matériel manquant pour les réparations, retards dans le raccordement de nouveaux quartiers, coûts supplémentaires répercutés sur la maintenance du réseau. Chaque pièce détournée est, in fine, une pièce qui manque pour rétablir plus vite l'eau ou l'électricité chez un abonné.

Ce que l'enquête doit encore éclaircir

Plusieurs questions restent ouvertes : qui sont exactement les personnes interpellées, quel était leur rôle présumé dans la chaîne — vol, recel, revente —, et où ces matériels étaient-ils destinés à être écoulés ? Autant d'éléments que seule la suite de la procédure judiciaire permettra de préciser.

Si les faits venaient à être confirmés et les responsabilités établies, cette opération illustrerait la vigilance des services de sécurité face aux atteintes portées au patrimoine des entreprises publiques. Elle rappellerait aussi que la protection des infrastructures d'eau et d'électricité n'est pas seulement une affaire technique : c'est une condition du service rendu à chaque foyer gabonais.

Le Kiosque suivra l'évolution de ce dossier et reviendra sur les précisions apportées par les autorités compétentes, à mesure qu'elles seront disponibles.

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