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Libreville : trois jours pour se mettre en règle avant les contrôles d'assainissement

La mairie de Libreville ouvre une fenêtre de mise en conformité volontaire avant d'engager la phase opérationnelle de sa campagne contre l'insalubrité.

Le maire de Libreville, Eugène M'ba, a annoncé un délai de trois jours pour permettre aux opérateurs économiques et aux habitants de se conformer volontairement aux règles de salubrité et d'occupation du domaine public. Passé ce délai, la municipalité doit entrer dans une phase opérationnelle de sa campagne contre l'insalubrité et les installations anarchiques.

Rue animée de Libreville bordée d'étals et de commerces informels sur le trottoir
À Libreville, l'occupation du trottoir par des activités commerciales est une réalité quotidienne visée par la nouvelle campagne municipale.

Un ultimatum avant l'action

Dans un communiqué de l'Hôtel de Ville, le maire de Libreville, Eugène M'ba, informe les opérateurs économiques et les populations de la capitale qu'un délai de trois jours leur est accordé pour se mettre volontairement en conformité. Cette annonce s'inscrit dans une vaste campagne de lutte contre l'insalubrité et l'occupation anarchique du domaine public, un phénomène familier à quiconque circule dans certains quartiers commerçants de Libreville, entre étals installés sur les trottoirs et déchets accumulés aux abords des marchés.

Le communiqué précise que cette période de grâce précède le lancement de la phase opérationnelle de la campagne. Concrètement, cela signifie que la mairie laisse d'abord le temps aux commerçants et aux riverains d'ajuster leurs pratiques — retirer des installations non autorisées, nettoyer un espace, régulariser une situation — avant que des mesures plus contraignantes ne soient appliquées.

Un cadre légal déjà posé

Selon les informations communiquées par la municipalité, cette démarche s'appuie sur des textes existants, notamment la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation ainsi qu'une ordonnance de 2012 encadrant l'occupation du domaine public. Ces textes donnent aux collectivités locales, dont la commune de Libreville, la compétence pour organiser la salubrité publique et réguler l'usage des espaces communs.

Ce rappel du cadre légal n'est pas anodin : il inscrit l'opération dans la continuité des prérogatives municipales plutôt que dans une initiative isolée. Il signale aussi que les contrôles à venir s'appuieront sur des règles déjà en vigueur, et non sur de nouvelles dispositions improvisées.

Ce qu'il faut retenir pour les Librevillois

Pour les commerçants installés sur la voie publique ou les riverains concernés, le message est clair : le temps de la régularisation volontaire est compté. La fenêtre de trois jours ouvre une opportunité d'éviter des mesures plus strictes une fois la phase opérationnelle engagée.

À ce stade, la mairie n'a pas détaillé les modalités précises des contrôles à venir ni la nature des sanctions éventuelles. Les prochains jours devraient permettre d'y voir plus clair, notamment sur les quartiers et zones prioritairement visés par cette campagne d'assainissement urbain.

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