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Le Gabon, invité d'honneur d'un grand rendez-vous du livre en Côte d'Ivoire

En juillet 2026, la littérature gabonaise sera à l'affiche du Meeting international du livre et des arts associés d'Abidjan.

Le Gabon a été désigné pays à l'honneur de la 9ᵉ édition du Meeting international du livre et des arts associés (MILA), qui se tiendra à Port-Bouët, en Côte d'Ivoire, du 23 au 25 juillet 2026. Une reconnaissance qui place, pour trois jours, les écrivains et créateurs gabonais sous les projecteurs ouest-africains.

Intérieur d'une bibliothèque avec étagères de livres et visiteurs
Le Meeting international du livre et des arts associés se tiendra à la Bibliothèque municipale Hortense Aka-Anghui de Port-Bouët, en juillet 2026.

Une bibliothèque de quartier, un fleuve tout proche, des étals de livres sous le soleil ivoirien : c'est dans ce décor que la scène littéraire gabonaise va, l'an prochain, tenir le premier rôle. L'annonce a été faite lors d'une conférence de presse consacrée à la préparation de l'événement, confirmant que le Gabon sera le pays à l'honneur de la prochaine édition du Meeting international du livre et des arts associés (MILA).

Un rendez-vous qui a fait ses preuves

Le MILA n'est pas un événement improvisé. Il en est, en 2026, à sa 9ᵉ édition, et s'est installé dans le paysage culturel ivoirien comme un lieu de rencontre entre auteurs, éditeurs, artistes et public. Le choix de la Bibliothèque municipale Hortense Aka-Anghui de Port-Bouët comme cadre n'a rien d'anodin : cette commune abidjanaise, tournée vers la lagune, cultive depuis plusieurs années une politique culturelle de proximité, où la lecture se veut accessible à tous, loin des seuls cercles universitaires ou des salons huppés du centre-ville.

Pour cette édition, prévue du 23 au 25 juillet 2026, les organisateurs ont donc choisi de consacrer les trois jours de rencontres, débats et animations à la création littéraire gabonaise.

Pourquoi ça compte, au-delà du symbole

Être pays à l'honneur d'un salon international, ce n'est jamais un simple protocole. C'est une fenêtre de visibilité offerte aux auteurs, le temps où les stands, les tables rondes et les rencontres avec les lecteurs se concentrent sur une littérature en particulier. Pour les écrivains gabonais, souvent moins présents que leurs voisins sur les grandes scènes régionales du livre, l'occasion est précieuse.

Elle intervient aussi dans un contexte où la coopération culturelle entre le Gabon et la Côte d'Ivoire semble se densifier, deux pays francophones qui partagent une histoire littéraire riche mais qui ont longtemps circulé sur des circuits éditoriaux distincts. Un salon comme le MILA peut devenir un pont : entre lecteurs, entre maisons d'édition, entre imaginaires.

Ce que cela peut changer pour les auteurs et les lecteurs gabonais

Si l'événement tient ses promesses, plusieurs bénéfices concrets pourraient en découler. D'abord, une exposition accrue des œuvres gabonaises auprès d'un public ivoirien curieux et nombreux, dans une bibliothèque qui accueille traditionnellement scolaires, familles et passionnés de lecture. Ensuite, des contacts professionnels entre auteurs, éditeurs et diffuseurs des deux pays, susceptibles de faciliter, à terme, la circulation des livres gabonais hors des frontières nationales — un enjeu de taille pour une production éditoriale qui reste modeste en volume.

Reste que l'ampleur exacte du programme — invités confirmés, thématiques retenues, dispositifs d'accompagnement pour les auteurs gabonais qui feront le déplacement — n'est pas encore connue à ce stade. Selon nos informations, les détails de la programmation devraient être précisés dans les mois qui précèdent l'événement.

Rendez-vous à Port-Bouët

D'ici juillet 2026, le monde du livre gabonais a donc rendez-vous avec lui-même, mais sous un autre ciel. Reste à voir quels auteurs porteront cette délégation littéraire, et quelle place le grand public gabonais, souvent tenu à distance de ces événements par la géographie, pourra y trouver. Une chose est sûre : la culture gabonaise s'apprête à voyager, et c'est toujours une bonne nouvelle.

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