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À Omboué, le Gabon a dit merci à Akendengué

En hommage au chantre du Retour aux sources, le président Oligui Nguema a salué une œuvre devenue patrimoine national.

Un concert gratuit, une ville acquise à sa cause, et le message solennel d'un chef de l'État : Omboué a vécu, ce week-end, un moment de reconnaissance rare envers Pierre Claver Akendengué. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a salué le parcours de l'artiste, érigé en symbole vivant du patrimoine culturel gabonais.

Pierre Claver Akendengué se produisant en concert à Omboué devant un public nombreux
Le concert d'Akendengué à Omboué a réuni une foule venue célébrer le retour de l'artiste sur sa terre natale.

Il y a des retrouvailles qui dépassent la simple scène. Celle d'Akendengué avec Omboué, sa terre d'origine dans la Nyanga, en faisait partie. Placé sous le signe du Retour aux sources originelles, le concert a rassemblé une foule venue célébrer près de cinquante ans de chansons, de textes et de mémoire commune.

Ce rendez-vous musical a rapidement pris une tournure nationale. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tenu à adresser à l'artiste un hommage écrit, lu en marge de l'événement, dans lequel il salue le parcours exceptionnel de celui que beaucoup considèrent comme l'une des voix les plus marquantes de la musique gabonaise.

Une reconnaissance qui dépasse l'artiste

Dans son message, le chef de l'État n'a pas seulement salué un chanteur. Il a reconnu, à travers Akendengué, une œuvre, une voix et un engagement culturel qui ont accompagné plusieurs générations de Gabonais, bien au-delà des frontières de la Nyanga. C'est là tout le sens de cet hommage solennel : dire que le pays reconnaît ses artistes de leur vivant, et pas seulement dans les discours d'après-coup.

Akendengué appartient à cette génération d'auteurs-compositeurs qui ont su transformer les langues et les rythmes du Gabon en un répertoire écouté loin de chez lui, sans jamais renier ses racines. Le retour à Omboué, gratuit et ouvert à tous, en était l'illustration la plus simple : l'artiste revenait chanter pour ceux qui l'ont vu grandir.

Ce que cet hommage change concrètement

Au-delà de l'émotion, ce geste présidentiel confirme une orientation assumée : faire du patrimoine culturel gabonais un objet de fierté nationale, porté au plus haut niveau de l'État. En associant son nom à celui d'Akendengué, la présidence envoie un signal clair aux artistes et aux créateurs du pays, souvent en quête de reconnaissance institutionnelle.

Pour les habitants d'Omboué, ce concert restera aussi comme la preuve qu'un enfant du pays devenu figure nationale n'oublie jamais d'où il vient et que ce lien peut être célébré publiquement, sans attendre. Une chanson qui continue de s'écrire, entre la Nyanga et le reste du Gabon.

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