La Nyanga en passe de devenir une destination minière
Le ministre des Mines promet un horizon de deux à trois ans pour cette province du sud-ouest gabonais.
Au terme d'une mission de terrain de 72 heures dans la province de la Nyanga, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a livré ses premières impressions. Selon lui, cette région du sud-ouest du Gabon pourrait devenir une véritable destination minière dans un délai de deux à trois ans. Une annonce qui mérite d'être suivie avec attention, tant les précisions restent encore à confirmer.

Une tournée de terrain pour prendre la mesure du potentiel
Pendant trois jours, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a sillonné la province de la Nyanga. Cette région du sud-ouest du Gabon, dont Tchibanga est le chef-lieu, est surtout connue pour ses massifs forestiers et ses terres agricoles, à la frontière avec la République du Congo.
Cette visite de terrain avait pour objectif de permettre au ministre de constater directement les réalités locales et d'évaluer les perspectives de développement minier de la zone. À l'issue de ce déplacement, il a accordé un entretien dans lequel il a livré sa vision pour l'avenir de la province.
« Une destination minière d'ici deux à trois ans »
Selon nos informations, le ministre a affirmé que la Nyanga sera une destination minière d'ici deux à trois ans. Une formule qui traduit une ambition claire : faire émerger dans cette partie du pays une nouvelle zone d'activité extractive, à l'image d'autres provinces gabonaises déjà engagées dans l'exploitation minière.
Cette annonce s'inscrit dans la volonté plus large des autorités gabonaises de diversifier l'économie nationale, historiquement tournée vers le pétrole et le manganèse, en explorant le potentiel géologique d'autres régions du territoire. Le secteur minier est régulièrement présenté comme un levier de croissance et de création d'emplois pour les populations locales.
Ce que cela pourrait signifier pour les habitants
Si cette ambition se concrétise, l'émergence d'une activité minière dans la Nyanga pourrait avoir des retombées concrètes pour les communautés locales : création d'emplois, développement d'infrastructures et dynamisation économique d'une province jusqu'ici davantage tournée vers l'agriculture et la foresterie.
Ces bénéfices potentiels restent toutefois conditionnés à la concrétisation des études géologiques, aux investissements nécessaires et aux autorisations d'exploitation qui doivent suivre ce type de déclaration. Aucun calendrier détaillé, ni aucune liste de gisements précis n'a pour l'instant été communiqué publiquement.
Une annonce à confirmer dans le temps
Cette déclaration, faite à l'issue d'une mission ministérielle, ouvre une perspective intéressante pour la province de la Nyanga. Elle mérite cependant d'être suivie avec la prudence qui s'impose : les délais annoncés (deux à trois ans) et l'ampleur réelle du potentiel minier de la région devront être confirmés par des données techniques et des annonces officielles complémentaires.
Le Kiosque suivra l'évolution de ce dossier, qui pourrait, s'il se confirme, redessiner en partie le paysage économique du sud-ouest gabonais.
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