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IFUMB acte 2 : la nostalgie du hip-hop gabonais fait salle comble

Le week-end dernier, une scène a fait revivre l'âge d'or du rap et du son urbain gabonais des années 90 et 2000.

Le week-end écoulé, la deuxième édition du concert IFUMB a réuni sur scène des figures marquantes du hip-hop et de la musique urbaine gabonaise des décennies 90 et 2000. Un pari qui, selon nos informations, a tenu ses promesses auprès d'un public visiblement venu chercher plus qu'un concert : un morceau de sa propre histoire.

Scène de concert éclairée avec public nombreux, ambiance nocturne
La deuxième édition d'IFUMB a rassemblé un public venu retrouver les figures du hip-hop gabonais des années 90 et 2000.

Il y a des concerts qui rassemblent une foule, et il y a des concerts qui rassemblent une mémoire. IFUMB acte 2 appartient visiblement à la seconde catégorie. En convoquant sur une même scène des artistes qui ont façonné le hip-hop et la musique urbaine gabonaise il y a vingt, voire trente ans, l'événement a réussi ce que peu de rendez-vous culturels tentent aujourd'hui : faire dialoguer plusieurs générations d'auditeurs autour d'un patrimoine musical trop souvent relégué au second plan.

Un retour aux sources assumé

Les années 90 et 2000 ont vu émerger au Gabon une scène urbaine foisonnante, portée par des voix qui ont posé les premières pierres d'un rap made in Gabon, avant que d'autres esthétiques ne viennent redessiner le paysage musical national. Remettre ces figures sur le devant de la scène n'est pas un simple exercice de nostalgie : c'est aussi une manière de rappeler que cette musique a une histoire, des pionniers, une légitimité.

Selon les échos qui nous sont parvenus, le public a répondu présent, preuve que l'attachement à ce répertoire n'a rien perdu de sa force. Un concert de ce type, quand il fonctionne, dit quelque chose d'un pays : celui qui sait encore célébrer ceux qui ont ouvert la voie.

Ce que ça change pour la scène urbaine gabonaise

Au-delà de la soirée elle-même, ce type d'initiative pose une question plus large : celle de la transmission. Une scène musicale qui ne documente pas, ne célèbre pas et ne remet pas en lumière ses aînés prend le risque de voir sa propre mémoire s'effacer. En misant sur ces retrouvailles entre artistes et public, IFUMB contribue, à sa mesure, à combler ce manque.

Pour les jeunes générations d'artistes urbains gabonais, voir leurs prédécesseurs applaudis sur scène peut aussi valoir leçon : la reconnaissance ne s'arrête pas à la sortie d'un titre, elle se construit, se cultive, et parfois se célèbre des décennies plus tard.

Un rendez-vous à suivre

Avec cette deuxième édition, IFUMB semble s'installer dans le paysage culturel gabonais comme un rendez-vous attendu, presque un rituel pour les nostalgiques du son urbain d'hier. Reste à voir si l'événement saura, dans le temps, élargir son empreinte et documenter davantage cette mémoire musicale encore fragile. Une chose est sûre : le public, lui, a montré qu'il était prêt à répondre présent.

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