lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Société

Cyberattaques au Gabon : des ONG alertent et portent plainte

Un collectif de défense des droits humains dénonce des piratages de comptes et pointe une possible faille liée aux VPN.

Un collectif d'organisations non gouvernementales a engagé une action en justice après une série de cyberattaques survenues au Gabon. Selon les éléments portés à notre connaissance, des comptes WhatsApp et Facebook auraient été compromis, et les plaignants évoquent une vulnérabilité liée à l'utilisation de réseaux privés virtuels, plus connus sous le nom de VPN. L'affaire, encore peu documentée à ce stade, mérite d'être suivie avec attention.

Smartphone affichant des applications de messagerie avec un symbole de cadenas superposé
Des comptes WhatsApp et Facebook seraient concernés par les cyberattaques signalées.

Une plainte pour tirer la sonnette d'alarme

Un collectif d'ONG a décidé de saisir la justice après ce qu'il présente comme une vague de cyberattaques ayant touché des utilisateurs au Gabon. La démarche, portée notamment par Patrice Thérence Mezui, président de la Ligue nationale des droits humains, vise à faire reconnaître l'ampleur du problème et à obtenir des réponses institutionnelles.

À ce stade, les informations disponibles restent parcellaires et proviennent d'une seule source. Nous les restituons donc avec la prudence qui s'impose, sans les présenter comme des faits définitivement établis.

Des comptes personnels visés

Les attaques signalées auraient touché des comptes WhatsApp et Facebook, deux outils devenus incontournables dans la vie quotidienne et professionnelle des Gabonais, qu'il s'agisse d'échanges familiaux, de messages associatifs ou de démarches administratives informelles.

Deux personnes, Stone Ferrari Mikala et Marie Dorothée, sont associées à ce dossier, sans que l'on sache précisément à ce jour si elles figurent parmi les victimes, les témoins ou les signataires de la plainte. Cette zone d'ombre illustre le caractère encore incomplet des informations disponibles.

La piste des VPN, un outil à double tranchant

Le collectif pointe une faille qui serait liée à l'usage des VPN, ces logiciels qui permettent de faire transiter sa connexion internet par un serveur situé ailleurs dans le monde, souvent pour protéger sa vie privée ou contourner des restrictions d'accès.

Ces outils, très répandus au Gabon comme ailleurs en Afrique centrale, sont en principe conçus pour sécuriser les échanges. Mais une mauvaise configuration, ou le recours à des applications peu fiables, peut au contraire ouvrir une brèche exploitable par des personnes malveillantes. C'est cette hypothèse que semble explorer le collectif plaignant, sans que le mécanisme technique exact n'ait été détaillé publiquement.

Des institutions potentiellement concernées

Selon les éléments recueillis, la Haute Autorité de la communication (HAC), le Conseil d'État et la Cour constitutionnelle du Gabon seraient cités dans le cadre de cette affaire. Leur rôle précis — qu'il s'agisse d'une saisine, d'une simple mention ou d'une procédure engagée — n'est pas encore clairement établi à travers les informations dont nous disposons.

Cette imprécision invite à la retenue : il serait prématuré d'affirmer que ces institutions ont pris position ou engagé une quelconque action tant que des confirmations supplémentaires ne seront pas disponibles.

Ce qu'il faut retenir

Cette affaire met en lumière une préoccupation grandissante : la sécurité numérique des citoyens gabonais, à l'heure où les réseaux sociaux et les messageries occupent une place centrale dans la vie quotidienne. Elle rappelle aussi l'importance de bien choisir et configurer les outils de protection en ligne, VPN compris.

Le Kiosque suivra l'évolution de ce dossier et apportera les précisions nécessaires dès que des éléments supplémentaires, confirmés par plusieurs sources, seront disponibles.

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