lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Cinéma gabonais en deuil : adieu à Jean Brice Chanel Mapaga

Le réalisateur gabonais, connu pour son engagement artistique et citoyen, repose désormais à Mindoubé.

Le septième art gabonais perd l'une de ses figures engagées. Jean Brice Chanel Mapaga, cinéaste connu pour son travail sur la série ÔBATANGA et son engagement au sein du Conseil Économique, Social et Environnemental, repose à Mindoubé. Retour sur le parcours d'un homme qui n'a jamais séparé l'image du sens qu'il voulait lui donner.

Portrait évoquant un cinéaste gabonais sur un plateau de tournage
Jean Brice Chanel Mapaga a marqué le cinéma gabonais par son engagement artistique et citoyen.

Une disparition qui touche le monde de l'image

La nouvelle a circulé avec émotion dans les cercles culturels gabonais : le cinéaste Jean Brice Chanel Mapaga s'est éteint, selon nos informations, après une prise en charge au CHU d'Akanda. Il repose désormais à Mindoubé, où proches et anciens collaborateurs se recueillent.

Les détails précis des circonstances restent à préciser, et nous les compléterons dès qu'ils seront confirmés par des sources supplémentaires. Ce qui est acquis, en revanche, c'est l'empreinte laissée par cet artiste dans le paysage audiovisuel national.

Une carrière au service de l'image gabonaise

Jean Brice Chanel Mapaga s'est fait connaître notamment à travers son implication dans la série ÔBATANGA, réalisée par Alex Ogou, une production qui a contribué à faire rayonner des visages et des histoires gabonaises à l'écran. Son travail a également été salué dans le circuit du FESPACO, le grand rendez-vous du cinéma africain, où la reconnaissance des pairs compte parmi les plus précieuses pour un réalisateur.

Dans un secteur encore en construction au Gabon, chaque cinéaste qui parvient à faire exister ses projets au-delà des frontières nationales ouvre un chemin pour les générations suivantes. C'est dans cette dynamique que s'inscrivait le parcours de Jean Brice Chanel Mapaga.

Un homme de convictions, au-delà de la caméra

Ceux qui l'ont côtoyé décrivent un créateur qui ne séparait jamais l'esthétique de l'éthique. Cet engagement s'est traduit dans les faits par sa présence au sein du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), une institution où il voyait, selon les témoignages recueillis, le prolongement naturel de son engagement citoyen.

Jean Brice Chanel Mapaga figurait également parmi les personnalités distinguées dans le cadre des Sept Merveilles du Peuple Gabonais (7MP), une reconnaissance qui a aussi honoré, entre autres, Rita Medza, Ngoueneni Ndzengouma, Marie Dorothée et Ismaël Obiang Nze. Cette distinction souligne combien son apport dépassait le seul cadre artistique pour toucher à une certaine idée du service public.

Ce que laisse un cinéaste engagé

La disparition de Jean Brice Chanel Mapaga rappelle l'importance de ces figures qui, par leur double casquette d'artistes et de citoyens engagés, contribuent à tisser des ponts entre la culture et la vie publique gabonaise. Son passage au CESE comme son travail derrière la caméra témoignent d'une conviction constante : l'image, quand elle est portée avec exigence, peut servir un projet de société.

Alors que le cinéma gabonais continue de chercher sa place sur la scène continentale, la mémoire de ceux qui, comme lui, ont porté ce combat avec conviction demeure une ressource précieuse pour les créateurs à venir. Nous reviendrons vers nos lecteurs si de nouveaux éléments biographiques ou des informations sur d'éventuelles cérémonies d'hommage nous parviennent.

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