Bourses Yam’NA : une troisième chance pour les bacheliers de Franceville
Eramet Comilog et la SETRAG relancent leur programme de bourses pour ouvrir aux jeunes gabonais la voie des études supérieures locales.
À Franceville, Eramet Comilog et la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont annoncé le lancement de la troisième édition du programme Yam’NA. Ce dispositif de bourses, pensé pour accompagner les bacheliers gabonais vers l’enseignement supérieur national, entend aussi renforcer les compétences locales dans des secteurs jugés stratégiques pour l’économie du pays.

Un dispositif né en 2024, reconduit pour la troisième fois
Lancé en 2024 par Eramet Comilog, le programme Yam’NA entame cette année sa troisième édition. Il s’inscrit dans le cadre du programme Beyond, porté par l’entreprise minière, et de sa feuille de route de responsabilité sociétale baptisée « Act for Positive Mining ».
L’objectif affiché est double : permettre à des bacheliers gabonais de poursuivre des études supérieures au Gabon même, plutôt qu’à l’étranger, et former des compétences locales dans des filières considérées comme stratégiques pour la transformation de l’économie nationale.
Une association entre deux piliers économiques de la province
Cette troisième édition est portée conjointement par Eramet Comilog, l’un des principaux exploitants de manganèse de la région de Moanda, et la SETRAG, société qui exploite le Transgabonais, la ligne ferroviaire reliant Libreville à Franceville. Les deux entreprises figurent parmi les acteurs économiques les plus présents dans le Haut-Ogooué.
Leur association autour d’un même programme de bourses illustre une volonté affichée de mutualiser les moyens pour investir dans la jeunesse locale, à l’heure où la province cherche à diversifier les compétences disponibles sur son territoire.
Ce que l’on sait, ce qu’il reste à préciser
Les détails pratiques du dispositif — nombre de bourses attribuées, montants, filières précisément visées ou modalités de candidature — n’ont pas encore été précisés dans les informations rendues publiques à ce stade. Ces éléments devraient être communiqués dans les prochaines semaines, à mesure que le programme entre dans sa phase de mise en œuvre concrète.
Ce manque de précision, à ce stade, invite à la prudence : le lancement d’une édition ne garantit pas encore son ampleur ni ses résultats. Le Kiosque suivra les prochaines annonces pour documenter la portée réelle de ce dispositif, notamment le nombre de bacheliers effectivement accompagnés.
Un enjeu plus large pour Franceville et la province
Au-delà du programme lui-même, l’initiative s’inscrit dans une préoccupation plus ancienne : celle de retenir localement les talents formés dans le Haut-Ogooué, plutôt que de les voir partir étudier ailleurs sans y revenir. Encourager les jeunes à se former au Gabon dans des filières utiles à l’économie nationale répond à cette logique.
Si les contours précis de Yam’NA restent à préciser, sa reconduction pour une troisième année consécutive suggère, à tout le moins, une continuité dans l’engagement des deux entreprises envers la jeunesse de la province.
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