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À Tchibanga, des ados financent seuls leur rentrée scolaire

Dans la capitale de la Nyanga, des adolescents troquent les vacances contre le commerce pour payer leur trousseau de septembre.

À Tchibanga, dans le sud-ouest du Gabon, plusieurs jeunes âgés de 13 à 16 ans ont choisi de passer leurs vacances non pas à se reposer, mais à vendre des vêtements dans les rues de la ville. Leur objectif : réunir de leurs propres mains l'argent nécessaire à l'achat des fournitures et effets scolaires pour la rentrée prochaine.

Jeune adolescent vendant des vêtements de friperie dans une rue de Tchibanga au Gabon
À Tchibanga, des adolescents consacrent leurs vacances à la vente de vêtements pour financer leur rentrée scolaire.

Le choix du travail plutôt que du repos

Pendant que beaucoup de jeunes Gabonais profitent de la coupure scolaire pour voyager ou se détendre, une partie de la jeunesse de Tchibanga a pris une autre direction. Dans les artères de la ville, chef-lieu de la province de la Nyanga, des adolescents sillonnent les quartiers pour proposer à la vente des articles de friperie.

Parmi eux, Steeve et Gleen, deux jeunes qui ont fait de cette activité saisonnière un moyen concret de préparer la rentrée des classes. Leur démarche illustre une réalité partagée par nombre de familles gabonaises : le coût du trousseau scolaire pèse chaque année sur le budget des ménages, et certains jeunes préfèrent y contribuer eux-mêmes plutôt que de tout attendre de leurs parents.

Vendre pour alléger le poids de la rentrée

La vente de vêtements d'occasion, communément appelée friperie, reste une activité accessible : elle demande peu de capital de départ et permet un revenu rapide, au fil des ventes de la journée. Pour ces adolescents, chaque pièce vendue rapproche un peu plus l'objectif fixé : constituer leur propre trousseau scolaire avant septembre.

Cette initiative, portée par des jeunes de 13 à 16 ans, témoigne d'un sens de la responsabilité précoce. Plutôt que de subir les vacances comme un simple temps mort, ils en font une période productive, tournée vers un but concret et personnel.

Une dynamique qui dépasse Tchibanga

Ce type d'activité génératrice de revenus n'est pas propre à la Nyanga. Dans plusieurs villes gabonaises, la période des grandes vacances voit régulièrement fleurir de petits commerces de rue tenus par des jeunes : vente de fruits, de gadgets, de vêtements ou de petites collations. Cette économie informelle de vacances, souvent discrète, joue un rôle non négligeable dans l'allègement des charges familiales à l'approche de la rentrée.

À Tchibanga, l'exemple de Steeve, Gleen et d'autres jeunes commerçants rappelle qu'au-delà des chiffres et des statistiques, ce sont des choix individuels, faits de patience et de débrouillardise, qui permettent à de nombreuses familles d'aborder septembre avec un peu plus de sérénité.

Ce qu'il faut retenir

Ces initiatives, modestes en apparence, disent beaucoup de la capacité d'adaptation de la jeunesse gabonaise face aux contraintes économiques. Elles méritent d'être suivies avec attention, notamment pour mesurer, dans la durée, leur véritable impact sur la préparation de la rentrée scolaire dans les provinces.

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