lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Une nouvelle association pour porter les énergies vertes au Gabon

L’AGER, jeune structure dédiée aux énergies renouvelables, a officiellement démarré ses activités.

L’Association gabonaise pour les énergies renouvelables (AGER) a procédé au lancement officiel de ses activités. Son ambition affichée : accompagner la transition énergétique du pays, entre accès à une énergie plus propre et soutien à l’entrepreneuriat vert. Une initiative modeste dans sa forme, mais qui vient combler un espace resté longtemps vacant dans le paysage associatif gabonais.

Panneaux solaires photovoltaïques installés en extérieur, ciel dégagé
Le développement des énergies renouvelables reste un chantier naissant au Gabon.

Un acteur de plus dans le paysage énergétique

Le secteur de l’énergie au Gabon reste dominé par l’hydroélectricité et les hydrocarbures, avec un potentiel solaire et une filière bois-énergie encore largement sous-exploités. C’est dans cet espace que l’AGER entend se positionner, en se présentant comme une structure fédératrice capable de rassembler porteurs de projets, professionnels et institutions autour d’un même objectif : accélérer la diversification énergétique du pays.

Selon les intentions annoncées lors de son lancement, l’association veut agir sur trois axes : favoriser l’accès à une énergie propre, soutenir le développement de l’entrepreneuriat vert et renforcer les partenariats avec les acteurs publics comme privés. Trois priorités qui recoupent les grands défis identifiés depuis plusieurs années par les observateurs du secteur énergétique gabonais, sans qu’aucun calendrier précis n’ait été communiqué à ce stade.

Ce que cela peut changer, concrètement

Pour l’instant, l’essentiel reste à construire. Une association qui se lance n’a pas encore de bilan à présenter, ni de projets aboutis à revendiquer. Mais son existence même traduit une dynamique plus large : celle d’une société civile gabonaise qui s’organise progressivement autour des enjeux climatiques et énergétiques, à l’image de ce qui s’observe dans d’autres pays d’Afrique centrale.

Pour les Gabonais, l’enjeu de fond demeure inchangé : réduire la dépendance aux énergies fossiles, sécuriser l’approvisionnement électrique dans les zones encore mal desservies, et créer des débouchés économiques autour des filières vertes — solaire domestique, biomasse, petites unités de production décentralisées. Autant de pistes que l’AGER dit vouloir accompagner, sans que l’on sache encore avec quels moyens ni selon quel calendrier.

Une initiative à suivre

L’association ne détaille pas, à ce stade, ses statuts financiers ni ses premiers partenaires concrets. Il faudra donc attendre ses premières actions de terrain pour mesurer la portée réelle de cette structure. Reste que dans un pays où la question énergétique conditionne largement l’attractivité économique et le quotidien des ménages, toute initiative sérieuse mérite d’être observée avec attention — et exigence.

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