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Économie

Un projet de taxi-avion évoqué à Libreville pour doper le tourisme

Une rencontre entre deux figures gabonaises relance l'idée d'un service aérien léger pour désenclaver les sites touristiques du pays.

Une rencontre tenue à Libreville entre le professeur Marcelle Ibinga et Landry Mboumba aurait ouvert la voie à un projet de taxi-avion destiné à soutenir le tourisme national. L'information, encore fraîche et fondée sur une seule source, mérite d'être suivie avec attention avant toute confirmation officielle.

Petit avion de tourisme survolant la forêt gabonaise près d'une piste d'atterrissage
Le concept de taxi-avion viserait à relier plus rapidement les sites touristiques du Gabon.

Une idée qui circule, un projet à préciser

Selon une information relayée à Libreville, un échange entre le professeur Marcelle Ibinga et Landry Mboumba aurait porté sur la mise en place d'un service de taxi-avion au Gabon, avec pour ambition affichée de faciliter l'accès aux sites touristiques du pays. Ni le calendrier, ni le montage juridique ou financier de cette initiative n'ont, à ce stade, été précisés publiquement. La prudence s'impose donc : il s'agit pour l'instant d'une perspective évoquée, non d'un projet arrêté.

Le concept de taxi-avion, courant dans plusieurs pays à forte étendue territoriale et à réseau routier limité, consiste en de petits aéronefs reliant rapidement des localités éloignées des grands aéroports. Pour un pays comme le Gabon, couvert à plus de 85 % par la forêt et où certaines réserves ou lagunes ne sont accessibles qu'après de longues heures de piste, un tel service pourrait, en théorie, raccourcir considérablement les temps de trajet vers des destinations comme la Lopé, Loango ou l'archipel des lacs de l'Ogooué.

Le tourisme, un secteur à la recherche de leviers

Le Gabon mise depuis plusieurs années sur son patrimoine naturel, entre parcs nationaux et façade atlantique, pour diversifier une économie longtemps dépendante du pétrole. Les autorités et divers acteurs du secteur ont régulièrement souligné que l'enclavement de certains sites constitue un frein réel à leur fréquentation, aussi bien pour les visiteurs étrangers que pour les Gabonais eux-mêmes. Un service de mobilité aérienne légère, s'il devait voir le jour, s'inscrirait dans cette logique de désenclavement déjà identifiée comme un enjeu prioritaire.

Ce qu'il faudra vérifier

Aucun élément ne permet aujourd'hui de préciser qui porterait ce projet, sous quelle forme il serait structuré, ni dans quels délais il pourrait se concrétiser. La rareté des sources disponibles invite à considérer cette annonce comme une piste à confirmer plutôt qu'une décision actée. Les prochaines semaines diront si cette idée se traduit par des engagements concrets, des partenariats identifiés ou de simples déclarations d'intention. Le Kiosque suivra l'évolution de ce dossier et reviendra dessus dès que des éléments supplémentaires, vérifiables, seront disponibles.

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