RDC : le Sénat valide l'examen d'un budget rectifié à 21,9 milliards de dollars
À Kinshasa, la chambre haute du Parlement ouvre la voie à l'étude du collectif budgétaire 2026 porté par le vice-Premier ministre Adolphe Muzito.
Le Sénat congolais a déclaré recevable le projet de loi de finances rectificative pour l'exercice 2026. Ce collectif budgétaire, présenté par le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, s'établit désormais à 21,9 milliards de dollars américains, en repli par rapport aux prévisions initiales. Cette décision marque une première étape avant l'examen approfondi du texte par les sénateurs.

Une étape procédurale, pas encore une adoption
À Kinshasa, le Sénat vient de franchir un premier pas dans l'examen du collectif budgétaire 2026. Déclarer un texte recevable signifie que les sénateurs reconnaissent qu'il peut être débattu sur le fond : ce n'est pas encore un vote d'adoption, mais le feu vert nécessaire pour ouvrir la discussion parlementaire.
Selon les informations recueillies, ce passage devant la chambre haute s'est déroulé à l'issue d'un débat qualifié de constructif entre le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et les sénateurs. Le texte doit désormais suivre son parcours législatif habituel avant une éventuelle adoption définitive.
Un budget revu à la baisse
Le collectif budgétaire rectificatif, tel que présenté, s'élève à 50 295 milliards de francs congolais, soit l'équivalent de 21,9 milliards de dollars américains, calculé sur la base d'un taux de change de 2 290 francs congolais pour un dollar. Ce montant est équilibré en recettes et en dépenses, un principe budgétaire qui garantit que l'État ne prévoit pas de dépenser plus que ce qu'il compte percevoir.
Ce nouveau chiffrage traduit un recul de 7,4 % par rapport au niveau initial du budget 2026, qui avait été fixé à 54 336 milliards de francs congolais. Une loi de finances rectificative permet précisément d'ajuster, en cours d'exercice, les prévisions initiales à la réalité économique et financière observée sur le terrain.
Pourquoi ajuster un budget en cours d'année
Dans de nombreux pays, y compris en Afrique centrale, les lois de finances rectificatives sont un outil courant de gestion publique. Elles permettent aux gouvernements de tenir compte de l'évolution des recettes réelles, des variations de change ou de contraintes budgétaires apparues après le vote du budget initial, souvent voté plusieurs mois avant le début de l'exercice concerné.
La révision à la baisse annoncée à Kinshasa s'inscrit dans cette logique d'ajustement. Elle ne préjuge pas, à ce stade, des raisons précises ayant motivé cette correction, celles-ci devant être précisées lors des débats en commission et en plénière.
Les prochaines étapes à surveiller
La recevabilité du texte ouvre la voie à un examen plus détaillé, poste par poste, par les commissions compétentes du Sénat, avant un vote en séance plénière. Le texte devra ensuite suivre le processus constitutionnel propre à la République démocratique du Congo pour son adoption définitive.
Ce dossier budgétaire, suivi avec attention par les acteurs économiques de la sous-région, sera à surveiller dans les prochaines semaines, notamment pour connaître le détail des ajustements opérés poste par poste et leurs implications concrètes sur les services publics et les investissements prévus pour 2026.
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