lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Pêche : Libreville et la FAO resserrent les rangs autour de l'AMREP

Le ministère de la Mer et de la Pêche a reçu une délégation de l'organisation onusienne pour faire le point sur un programme d'appui au secteur halieutique.

Une rencontre entre le ministre gabonais de la Mer, de la Pêche et de l'Économie bleue et des représentants de la FAO a permis de faire avancer la coopération autour de l'AMREP, un programme d'appui dont les contours précis restent encore à préciser. Une étape de plus dans un dialogue technique qui touche directement à l'avenir de la pêche gabonaise.

Pirogues de pêcheurs sur une plage gabonaise au lever du jour
Le secteur de la pêche gabonais fait l'objet d'un programme de coopération avec la FAO, l'organisation onusienne pour l'alimentation et l'agriculture.

Il y a des rendez-vous qui ne font pas de bruit et qui, pourtant, engagent l'avenir d'un secteur entier. C'est le cas de cette rencontre tenue à Libreville entre le ministre de la Mer, de la Pêche et de l'Économie bleue et une délégation de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO. À l'ordre du jour : la consolidation de la coopération autour de l'AMREP, un programme d'appui au secteur halieutique gabonais.

Un partenariat ancien, un enjeu vital

Le Gabon coopère depuis plusieurs années avec la FAO sur des questions agricoles et halieutiques, un partenariat technique qui vise à renforcer la gestion durable des ressources. Pour un pays doté d'un littoral de plus de 800 kilomètres et d'une zone économique exclusive vaste, la pêche n'est pas un secteur accessoire : elle nourrit des milliers de familles, alimente les marchés de Libreville, Port-Gentil ou Lambaréné, et représente un potentiel économique que les autorités cherchent à mieux valoriser.

Selon nos informations, les échanges de cette rencontre ont porté sur les modalités de mise en œuvre de l'AMREP, sans que le détail complet des mesures envisagées ait été rendu public à ce stade. La prudence reste de mise tant que les contours opérationnels du programme n'auront pas été précisés par les parties.

Ce que cela change, potentiellement, pour les pêcheurs

Derrière les sigles et les rendez-vous protocolaires, c'est bien la vie quotidienne des acteurs de la filière qui est en jeu : pêcheurs artisanaux, mareyeuses, coopératives locales. Un appui technique de la FAO, quand il se concrétise, se traduit généralement par un renforcement des capacités, une meilleure gestion des stocks ou un accompagnement dans la structuration des filières.

Reste que l'ampleur réelle de ce que l'AMREP apportera au Gabon dépendra des suites données à cette rencontre. Le ministère de la Mer et de la Pêche a manifesté sa volonté de poursuivre ce dialogue, un signal encourageant pour un secteur qui a besoin de partenaires solides pour se moderniser.

Une coopération à suivre de près

L'accord de principe sur la poursuite du travail commun laisse entrevoir de nouvelles étapes, sans doute des missions techniques ou des ateliers de restitution. Le Kiosque suivra l'évolution de ce dossier, dans l'attente d'informations plus précises sur le contenu opérationnel de l'AMREP et son calendrier de déploiement.

Ce type de coopération, discrète mais structurante, illustre une réalité souvent oubliée : c'est souvent dans ces rencontres techniques, loin des projecteurs, que se dessinent les politiques publiques qui, demain, changeront le quotidien des Gabonais qui vivent de la mer.

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