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Paix en Afrique : la jeunesse togolaise prépare son sommet de septembre

À Agoè Nyivé, un mouvement de jeunes togolais donne le coup d'envoi d'une conférence panafricaine dédiée à la paix et à la sécurité.

Le Mouvement des Jeunes pour la Promotion de la Paix (MJPP) annonce le lancement, le mercredi 5 août, de la troisième édition de la Conférence Panafricaine de la Paix et de la Sécurité (COPPSE) à Agoè Nyivé, au Togo. Cet événement préparatoire précède de 45 jours le sommet final, prévu le 19 septembre à Lomé, sous le thème « Paix durable : un droit de tous, tous bâtisseurs ».

Illustration symbolisant une conférence de jeunes africains sur la paix et la sécurité
Le lancement de la COPPSE 2026 est prévu le 5 août à Agoè Nyivé, avant le sommet de Lomé en septembre.

Un rendez-vous annuel qui prend de l'ampleur

Depuis sa création, la Conférence Panafricaine de la Paix et de la Sécurité s'est imposée comme un espace de dialogue porté par des jeunes convaincus que la paix ne se décrète pas seulement dans les chancelleries. Elle se construit, selon eux, au quotidien, dans les quartiers, les écoles et les communautés.

Cette troisième édition, baptisée COPPSE 2026, s'inscrit dans cette continuité. Le choix d'Agoè Nyivé, commune dynamique de la périphérie de Lomé, pour le lancement officiel n'est pas anodin : il s'agit d'ancrer la démarche au plus près des populations, avant que le sommet ne se transporte dans la capitale togolaise.

Un thème qui interpelle chacun

L'intitulé retenu pour cette édition, « Paix durable : un droit de tous, tous bâtisseurs », résume l'ambition affichée par les organisateurs. Il s'agit de rappeler que la paix n'est pas seulement l'affaire des institutions ou des diplomates, mais un droit fondamental que chaque citoyen, à son échelle, a la responsabilité de préserver et de construire.

Cette approche fait écho à une préoccupation largement partagée sur le continent : impliquer davantage la jeunesse africaine dans les mécanismes de prévention des conflits et de consolidation de la paix, plutôt que de la cantonner au rôle de simple spectatrice des grands enjeux sécuritaires.

Compte à rebours vers Lomé

Le lancement du 5 août marque le point de départ d'une période préparatoire de 45 jours, qui doit conduire au sommet proprement dit, fixé au 19 septembre dans la capitale togolaise. Cette phase intermédiaire devrait permettre de mobiliser les partenaires, d'affiner le programme et de réunir les conditions d'un événement à la hauteur des ambitions affichées.

À ce stade, les détails précis du programme de la conférence de lancement — intervenants, format des échanges, partenaires associés — n'ont pas encore été rendus publics dans leur intégralité. Des précisions sont attendues dans les prochaines semaines à mesure que l'événement se rapproche.

Une dynamique à suivre pour l'Afrique de l'Ouest

Si les contours définitifs de cette édition restent à préciser, l'initiative s'inscrit dans un mouvement plus large de mobilisation citoyenne autour des questions de paix et de sécurité en Afrique de l'Ouest, une région confrontée à des défis sécuritaires persistants qui appellent, au-delà des réponses militaires ou diplomatiques, un travail de fond sur la cohésion sociale.

Le rendez-vous du 19 septembre à Lomé sera l'occasion de mesurer la portée réelle de cette démarche portée par la jeunesse togolaise, et de voir si elle parvient à fédérer, au-delà des frontières nationales, d'autres voix engagées pour une paix durable sur le continent.

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