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Oligui Nguema s'incline devant les mémoires françaises à Paris

En visite d'État à Paris, le président gabonais s'est recueilli à l'Arc de Triomphe puis au Mont-Valérien, deux hauts lieux de la mémoire nationale française.

Poursuivant sa visite d'État en France, Brice Clotaire Oligui Nguema s'est rendu à l'Arc de Triomphe avant de se déplacer au Mont-Valérien, lieu de mémoire consacré à la Résistance. Un geste protocolaire fort, qui s'inscrit dans le rituel diplomatique réservé aux chefs d'État étrangers en visite officielle en France.

Chef d'État se recueillant devant l'Arc de Triomphe à Paris
Brice Clotaire Oligui Nguema s'est recueilli à l'Arc de Triomphe dans le cadre de sa visite d'État en France.

Un passage obligé du protocole d'État

L'Arc de Triomphe n'est pas un monument comme les autres. Sous sa voûte repose le soldat inconnu, symbole des combattants tombés pour la France, et une flamme y brûle sans interruption depuis 1923. Pour tout chef d'État reçu en visite officielle à Paris, le recueillement en ce lieu constitue une étape quasi rituelle, avant les entretiens politiques proprement dits. Le président gabonais s'y est arrêté ce jour, dans le cadre de sa visite d'État, geste qui marque le respect dû à l'hôte et à son histoire.

Le Mont-Valérien, mémoire de la Résistance

Le déplacement s'est poursuivi vers le Mont-Valérien, dans les Hauts-de-Seine, où plus d'un millier de résistants et d'otages furent fusillés par l'occupant entre 1941 et 1944. Le site abrite aujourd'hui le Mémorial de la France combattante, dix-huit stèles dédiées à ceux qui ont porté le combat pour la liberté, en métropole comme dans les territoires de l'ex-Empire colonial français. S'y recueillir revient à honorer une page douloureuse mais fondatrice de l'histoire contemporaine française, à laquelle l'Afrique, par le sang versé de nombreux tirailleurs et résistants venus du continent, n'est pas restée étrangère.

Ce que ce geste dit des relations entre Libreville et Paris

Ces hommages, sobres et codifiés, ne remplacent pas les discussions de fond qui structurent une visite d'État : coopération économique, sécuritaire, éducative, mobilité des personnes. Mais ils en disent long sur le climat dans lequel elles se déroulent. En choisissant de s'incliner devant ces symboles avant d'entamer les échanges bilatéraux, le chef de l'État gabonais inscrit sa démarche dans un registre de respect mutuel, à un moment où Libreville cherche à consolider ses partenariats internationaux après la période de transition institutionnelle traversée par le pays.

Pour les Gabonais, l'enjeu concret se situe moins dans le protocole que dans ses suites : les décisions économiques et diplomatiques qui accompagnent habituellement ce type de déplacement présidentiel. Ce sont elles qu'il faudra suivre dans les prochains jours, une fois les honneurs rendus et les portes des palais ouvertes aux discussions.

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