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Oligui Nguema défend la Transition gabonaise depuis Paris

En visite d'État en France, le président gabonais a livré au quotidien Le Figaro sa lecture des réformes engagées depuis août 2023.

À l'occasion d'une visite d'État à Paris, Brice Clotaire Oligui Nguema s'est confié à un grand quotidien français sur la Transition démocratique en cours au Gabon, les équilibres géopolitiques africains et les enjeux environnementaux. Un exercice diplomatique qui vise à installer, sur la scène internationale, l'image d'un pays en recomposition institutionnelle assumée.

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema lors d'un déplacement officiel en France
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema en visite d'État en France.

Un entretien pour cadrer le récit de la Transition

Depuis Paris, le chef de l'État gabonais a choisi la voie d'un grand quotidien français pour exposer sa vision des réformes conduites depuis le 30 août 2023, date du basculement institutionnel qui a mis fin au pouvoir d'Ali Bongo Ondimba. Selon nos informations, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur la nécessité d'avoir évité, à l'époque, une crise institutionnelle majeure consécutive à un processus électoral contesté. C'est ce risque de blocage qu'il présente comme le point de départ de la période de transition toujours en cours.

L'exercice n'a rien d'anodin : recevoir la presse internationale, et singulièrement un média de référence, permet à un chef d'État de préciser son propos loin des seules tribunes africaines. Pour Libreville, c'est aussi une manière d'affirmer que le Gabon entend peser dans les discussions qui le concernent, plutôt que de les subir.

Géopolitique africaine et diplomatie environnementale

Au-delà des questions intérieures, le président gabonais a également abordé, selon les mêmes informations, la place du pays dans les recompositions géopolitiques que traverse le continent africain. Une région où les alliances se redessinent, entre partenaires historiques et nouveaux acteurs, et où chaque État cherche à préserver sa marge de manœuvre.

Les enjeux environnementaux ont occupé une place dans l'échange, un terrain sur lequel le Gabon dispose d'arguments concrets : le pays affiche l'un des taux de couverture forestière les plus élevés du monde et se positionne régulièrement comme un acteur incontournable des négociations climatiques africaines. Cette diplomatie verte reste un axe que Libreville met en avant à chaque grand rendez-vous international.

Ce que cela change concrètement

Pour l'instant, cet entretien relève avant tout du registre de la communication d'État : il ne préjuge pas d'un calendrier précis ni d'engagements chiffrés. Il s'agit, pour la présidence gabonaise, de consolider une image de stabilité retrouvée auprès des partenaires occidentaux, à un moment où le pays cherche à sécuriser investissements et soutiens diplomatiques pour la suite de la Transition.

La portée réelle de ces déclarations se mesurera dans les mois qui viennent, à travers les décisions concrètes — calendrier institutionnel, coopérations économiques, engagements climatiques — qui viendront ou non leur donner corps. Les Gabonais jugeront sur les actes, plus que sur les mots échangés à Paris.

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