Oligui Nguema à la diaspora : soyez la cheville ouvrière du Gabon nouveau
Au Complexe Les Pyramides à Paris, le chef de l'État a demandé aux Gabonais de l'étranger d'investir leur expertise dans la refondation du pays.
Ce mardi 21 juillet, Brice Clotaire Oligui Nguema a rencontré la diaspora gabonaise à Paris, dans le cadre de sa visite d'État en France. Devant une salle comble, le Président a défendu les réformes de la Cinquième République et appelé les Gabonais établis à l'étranger à devenir des acteurs concrets de la transformation nationale.

Le Complexe Les Pyramides, dans le nord de Paris, n'avait sans doute jamais accueilli une telle affluence de compatriotes venus d'ailleurs. Ce mardi 21 juillet, Gabonais de toutes générations s'y sont retrouvés pour écouter, en présence de la Première Dame Zita Oligui Nguema, un chef de l'État visiblement décidé à ne pas se contenter d'un discours de courtoisie.
Un bilan de réformes assumé devant l'auditoire
Brice Clotaire Oligui Nguema a consacré une large partie de son intervention à défendre l'architecture institutionnelle mise en place depuis l'avènement de la Cinquième République. Loin d'éluder les interrogations, le Président a détaillé, selon nos informations, les grandes lignes des réformes engagées, présentées comme la charpente d'un Gabon qui cherche à tourner une page de son histoire.
Ce passage en revue s'adressait à un public particulier : celui qui, depuis l'étranger, observe le pays à distance mais reste directement concerné par son avenir. La diaspora gabonaise, souvent qualifiée de force silencieuse, était invitée à sortir de cette réserve.
L'appel à l'engagement concret
Le message central de la rencontre tenait en une conviction : la reconstruction du Gabon ne se fera pas sans l'apport de ceux qui vivent hors de ses frontières. Le chef de l'État a insisté sur trois leviers que la diaspora peut actionner, selon les échanges rapportés : l'expertise professionnelle, les investissements et l'engagement citoyen.
Cette sollicitation n'est pas une nouveauté dans le discours des autorités gabonaises, mais elle prend un relief particulier venant d'un Président qui multiplie les visites d'État depuis son investiture. Elle traduit une volonté affichée de transformer une communauté dispersée en relais actif des politiques publiques, qu'il s'agisse de transfert de compétences vers les administrations ou de projets d'investissement dans des secteurs porteurs.
Ce que cela signifie pour le pays
Pour les Gabonais restés au pays, cette rencontre parisienne n'est pas qu'une image protocolaire. Si les intentions annoncées se traduisent en mécanismes concrets, ce sont potentiellement des compétences pointues, accumulées à l'étranger dans l'ingénierie, la santé ou la finance, qui pourraient irriguer des administrations et des entreprises en quête de renouveau.
Reste à voir comment cet appel se traduira sur le terrain : quels dispositifs d'accueil, quelles incitations à l'investissement, quel accompagnement pour ceux qui souhaiteraient revenir contribuer directement. La visite d'État se poursuit en France, et d'autres annonces pourraient venir préciser ce cadre dans les prochains jours.
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