lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Médard Tounda Youbi : une délégation civile plaide pour le dialogue devant le CESEC

Deux organisations de défense des droits humains se sont rendues au Conseil économique, social et environnemental pour porter un message d'apaisement.

Une délégation conjointe du RENAJI et du REDHAC s'est présentée devant le Conseil économique, social et environnemental (CESEC) au sujet du dossier Médard Tounda Youbi. Menée par les responsables des deux structures, la démarche se veut avant tout un appel au dialogue, loin de toute posture de confrontation.

Bâtiment institutionnel du Conseil économique, social et environnemental au Gabon
Le siège du CESEC, où s'est rendue la délégation du RENAJI et du REDHAC.

Une délégation resserrée autour d'un même message

La mobilisation portait un nom de code simple : le dialogue. Emmenée par Aimé Serge Boulingui, président national du RENAJI, et Jeanne Clarisse Dilaba, coordinatrice pays du REDHAC — le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, une organisation régionale connue pour ses médiations dans les dossiers sensibles —, la délégation comptait aussi Marielle Ekome, Annie Ginette Mapangou, Marie-Ange Redombina Yeno et le conseiller Ulrick Marc Malekou Ma Malekou. Ensemble, ils se sont présentés devant le CESEC pour évoquer le cas de Médard Tounda Youbi.

Les circonstances précises de ce dossier n'ont pas été détaillées dans les informations recueillies à ce stade, et une seule source documente pour l'instant cette démarche. Prudence est donc de mise sur la nature exacte du différend qui oppose, ou a opposé, les parties concernées. Ce qui ressort clairement, en revanche, c'est l'intention affichée : privilégier l'échange plutôt que l'épreuve de force.

Le dialogue comme méthode

Cette approche n'est pas un hasard. Les organisations de défense des droits humains actives au Gabon revendiquent régulièrement ce rôle d'intermédiaire, cherchant à désamorcer les tensions avant qu'elles ne s'enveniment devant les tribunaux ou dans l'opinion. En se rendant directement au siège du CESEC — l'institution chargée de représenter la société civile et les corps économiques et sociaux du pays —, la délégation a choisi le terrain institutionnel plutôt que la rue.

Pour les Gabonais qui suivent ce type de dossier, le signal envoyé est celui d'une société civile qui préfère la médiation à l'affrontement, et qui s'adresse directement aux institutions plutôt que de les contourner. Reste à savoir quelle suite le CESEC donnera à cette démarche : un dossier à suivre, dont les prochaines étapes permettront d'y voir plus clair sur les enjeux réels du cas Tounda Youbi.

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