dimanche 13 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Marché financier CEMAC : la COSUMAF reçoit une mission du FMI

À Libreville, le régulateur régional a fait le point avec le Fonds monétaire international sur la modernisation du marché financier de la CEMAC.

La Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale a reçu, ce lundi à Libreville, une mission de travail du Fonds monétaire international. Au menu des échanges : la régulation, la modernisation et le rôle du marché financier sous-régional dans le financement des économies de la zone CEMAC.

Bâtiment officiel à Libreville symbolisant une rencontre institutionnelle entre la COSUMAF et le FMI
La COSUMAF a reçu une mission du FMI à Libreville pour évoquer l'avenir du marché financier régional.

Une mission de consultation, pas une inspection

D'après nos informations, la rencontre entre la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (COSUMAF) et une délégation du Fonds monétaire international s'inscrit dans le cycle habituel de consultations que l'institution de Washington mène auprès des acteurs économiques et financiers de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale. Il ne s'agit donc pas d'un audit ponctuel, mais d'un rendez-vous récurrent où le FMI prend le pouls des réformes engagées dans la sous-région.

Les discussions ont porté sur les perspectives de développement du marché financier régional, sa régulation et sa modernisation, ainsi que sur sa capacité à mieux financer les économies des six États membres de la CEMAC, dont le Gabon.

Un marché encore à consolider

La COSUMAF est le gendarme du marché financier unifié de la zone, issu du rapprochement entre les anciennes places boursières de Libreville et de Douala. Sa mission consiste à protéger les épargnants, contrôler les intermédiaires financiers et fluidifier la circulation des capitaux entre États membres — un chantier de longue haleine dans une région où les entreprises se financent encore très majoritairement par le crédit bancaire plutôt que par les marchés de capitaux.

C'est précisément ce nœud que les discussions avec le FMI semblent avoir visé : comment faire du marché financier régional un outil plus efficace pour lever des fonds, notamment pour les États et les grandes entreprises publiques, dans un contexte où les besoins de financement des infrastructures et des politiques publiques restent élevés.

Ce que cela change concrètement

Pour l'instant, aucune décision ni calendrier de réforme n'a été rendu public à l'issue de cette rencontre. Mais chaque étape de dialogue entre régulateur régional et institutions internationales pèse indirectement sur la capacité du Gabon et de ses voisins à emprunter dans de meilleures conditions, ou à attirer des investisseurs vers des instruments financiers locaux plutôt que vers des financements extérieurs plus coûteux. C'est ce fil, discret mais structurant, que la COSUMAF et le FMI ont continué de tisser à Libreville.

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