lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Logement social : Hermann Immongault sur le terrain, au chevet des chantiers de la SNI

Le vice-président du gouvernement s'est rendu sur plusieurs sites de la Société nationale immobilière pour en évaluer l'avancement.

Casque parfois vissé sur la tête, carnet à la main : le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a inspecté plusieurs chantiers pilotés par la Société nationale immobilière (SNI). Il était accompagné du ministre du Logement Mays Mouissi et du directeur général de la SNI, Jean Pierre Ondounda. Une visite qui dit, en creux, la place que le logement social occupe désormais dans l'agenda gouvernemental.

Responsables gouvernementaux inspectant un chantier de logements sociaux au Gabon
Une délégation gouvernementale s'est rendue sur plusieurs chantiers de la Société nationale immobilière.

Une tournée qui en dit long sur les priorités

Quand un vice-président du gouvernement quitte son bureau pour aller marcher sur des dalles de béton et des fondations encore à nu, c'est rarement un hasard de calendrier. Hermann Immongault s'est rendu, avec le ministre du Logement Mays Mouissi, sur plusieurs chantiers de la Société nationale immobilière (SNI), l'opérateur public chargé de bâtir une partie du parc de logements sociaux du pays.

À ses côtés, le directeur général de la SNI, Jean Pierre Ondounda, ainsi que des équipes techniques venues détailler l'avancement des travaux. Ce genre de déplacement a une fonction précise : vérifier sur pièces que les engagements pris tiennent la route, loin des tableaux Excel et des communiqués.

La SNI, un acteur ancien face à un défi toujours actuel

La SNI n'est pas une structure nouvelle dans le paysage gabonais. Depuis des décennies, elle porte la mission — pas toujours simple à honorer — de produire des logements accessibles dans un pays où la demande urbaine a longtemps dépassé l'offre, notamment à Libreville et dans ses périphéries en expansion rapide.

Le logement social reste, pour beaucoup de familles gabonaises, une équation difficile à résoudre : loyers en ville souvent élevés au regard des revenus, foncier disputé, chantiers parfois freinés par des contraintes de financement. C'est précisément ce terrain-là, concret et sensible, que la délégation ministérielle est allée observer.

Ce que ce déplacement peut changer, concrètement

Une visite de chantier ne construit pas, en soi, un seul mur supplémentaire. Mais elle envoie un signal : celui d'un suivi rapproché des projets, à un moment où l'accès au logement figure parmi les attentes les plus pressantes exprimées par les ménages gabonais.

Selon nos informations, la présence conjointe du vice-président du gouvernement et du ministre du Logement traduit une volonté de coordination entre la tutelle politique et l'opérateur technique. Reste à savoir, dans les prochaines semaines, si cette pression de terrain se traduira par des livraisons de logements plus rapides et plus nombreuses — c'est, in fine, le seul indicateur qui comptera vraiment pour les familles en attente d'un toit.

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