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Libreville veut accueillir le siège régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique centrale

Une audience à Libreville ouvre la voie à une candidature gabonaise pour abriter le futur bureau sous-régional de l'agence onusienne du logement.

Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a reçu le directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique, Oumar Sylla, ce dimanche à Libreville. Au menu de cette rencontre : l'implantation d'un bureau sous-régional de l'agence pour l'Afrique centrale, une perspective qui placerait le Gabon au cœur des politiques urbaines du continent.

L'annonce tient en une entrevue, mais elle porte une ambition qui dépasse largement le protocole diplomatique. Ce dimanche 12 juillet, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a reçu à Libreville le directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique, Oumar Sylla. Objectif affiché : évoquer la possibilité d'installer dans la capitale gabonaise un bureau sous-régional de l'agence onusienne dédiée au logement et à l'urbanisation pour l'ensemble de l'Afrique centrale.

Un siège pour peser sur l'avenir des villes

ONU-Habitat n'est pas une agence anecdotique. Elle pilote, depuis Nairobi, les grandes orientations mondiales sur l'urbanisation, le droit au logement et la résilience des villes face aux crises climatiques et démographiques. Disposer d'un bureau sous-régional sur son sol donnerait au Gabon un accès direct aux programmes, aux financements et à l'expertise technique de cette structure, plutôt que de dépendre de relais lointains.

Pour une sous-région où l'urbanisation galope souvent plus vite que les infrastructures — Libreville, Douala, Brazzaville ou Kinshasa connaissent toutes une pression foncière et des besoins criants en logements décents — la présence d'un tel bureau ne relève pas du symbole. Elle signifierait des experts sur place, des projets pilotes et une capacité d'action plus rapide sur des sujets aussi concrets que l'assainissement des quartiers précaires ou la planification urbaine.

Ce que cela changerait concrètement pour les Gabonais

Si la candidature aboutit, Libreville deviendrait un point d'ancrage régional pour les politiques du logement en Afrique centrale. Concrètement, cela pourrait se traduire par un accompagnement technique renforcé pour les projets d'habitat social, une meilleure visibilité internationale de la capitale gabonaise et, à terme, des retombées en matière d'emploi et de coopération pour les administrations et professionnels du secteur.

Cette démarche s'inscrit dans une préoccupation plus large de l'exécutif gabonais pour l'aménagement du territoire et l'amélioration du cadre de vie urbain, des enjeux régulièrement rappelés dans la dynamique de refondation portée par les autorités de la Ve République.

Une étape, pas encore une décision

Il convient de le souligner : cette rencontre marque un stade exploratoire. Aucune décision officielle d'implantation n'a été annoncée à ce jour, et le processus de sélection d'un tel bureau implique généralement des critères techniques, diplomatiques et budgétaires qui dépassent la seule volonté d'un État hôte.

Reste que le Gabon a désormais posé sa candidature sur la table, et cette prise de position mérite d'être suivie. Les prochaines étapes — validation par les instances d'ONU-Habitat, éventuels arbitrages entre pays candidats — diront si Libreville deviendra bien ce point d'appui régional tant convoité pour les politiques urbaines de l'Afrique centrale.

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