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Le Gabon attire plus de 216 milliards de FCFA d’investissements étrangers en 2025

Le pays consoliderait sa place parmi les destinations privilégiées des capitaux étrangers en zone CEMAC.

Selon des données rendues publiques, le Gabon aurait capté plus de 216 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers en 2025. Un signal encourageant pour une économie qui cherche, depuis plusieurs années, à réduire sa dépendance au pétrole. Ce chiffre, encore isolé, appelle toutefois confirmation par d’autres publications officielles.

Zone portuaire gabonaise avec conteneurs et grues de chargement
Les investissements étrangers cibleraient notamment les infrastructures économiques et logistiques du pays.

Un chiffre qui interroge autant qu’il rassure

Plus de 216 milliards de FCFA : c’est le montant des investissements directs étrangers (IDE) que le Gabon aurait attirés au cours de l’année 2025. Les IDE, ce sont ces capitaux venus de l’étranger pour créer une entreprise, racheter des parts dans une société locale ou financer une usine — bien différents des simples prêts ou dons. Un afflux de cette ampleur, s’il se confirme, placerait le pays parmi les économies les plus attractives de la zone CEMAC, cette union monétaire qui regroupe six pays d’Afrique centrale.

À ce stade, cette information repose sur une source unique, ce qui invite à la prudence. Aucun détail n’a été précisé sur la répartition sectorielle de ces investissements — mines, bois, agro-industrie ou logistique portuaire, secteurs traditionnellement prisés au Gabon — ni sur l’identité des principaux pays investisseurs. Ces précisions, si elles venaient à être publiées par les autorités économiques ou la Banque des États de l’Afrique centrale, permettraient de mieux qualifier la nature de cette dynamique.

Ce que cela changerait concrètement

Pour les Gabonais, un tel volume d’IDE ne se traduit pas immédiatement par une hausse des salaires ou des prix à la baisse. Mais il constitue un indicateur de confiance : des investisseurs étrangers qui engagent des capitaux sur le long terme misent sur la stabilité du cadre des affaires et la solvabilité future du pays. Historiquement, ces flux ont souvent accompagné la création d’emplois locaux, la formation de sous-traitants gabonais et le développement d’infrastructures connexes — routes, ports, réseaux électriques — nécessaires à l’activité des entreprises installées.

Le Gabon, dont l’économie reste marquée par le poids du pétrole malgré les efforts de diversification engagés ces dernières années dans le bois transformé, les mines et l’agriculture, a tout intérêt à voir ces capitaux se diriger vers des secteurs porteurs d’emplois durables plutôt que vers de simples opérations financières.

Une donnée à confirmer, un cap à tenir

Ce résultat, s’il est validé par des sources complémentaires — notamment les statistiques officielles de la zone CEMAC ou les rapports du ministère de l’Économie —, viendrait conforter la trajectoire d’attractivité que le pays s’efforce de construire. En attendant, il mérite d’être suivi avec la même rigueur que les précédents indicateurs économiques : un signal encourageant, mais dont la portée réelle se mesurera dans la durée, à travers les emplois créés et les projets concrets qui en découleront.

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