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Le Gabon aligne sa stratégie biodiversité sur l'accord mondial de Montréal

Le ministère des Eaux et Forêts a validé un nouveau document-cadre censé traduire au niveau national les engagements internationaux du pays sur la nature.

Le Gabon vient de valider une nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, présentée comme la déclinaison locale du cadre mondial adopté à Kunming puis Montréal en 2022. Une étape technique, portée par le ministère des Eaux et Forêts, qui doit désormais se traduire par des mesures concrètes sur le terrain.

Forêt tropicale dense du Gabon vue du ciel
Le Gabon, deuxième massif forestier tropical mondial, cherche à traduire ses engagements internationaux en actions concrètes.

Un cadre mondial, une déclinaison nationale

La scène se joue loin des projecteurs, dans les couloirs feutrés d'une administration technique, mais l'enjeu dépasse largement le Gabon. Selon nos informations, le ministre des Eaux et Forêts, de l'Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogho, a pris part à la validation d'une nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité.

Ce document doit permettre au pays de se conformer au cadre mondial de Kunming-Montréal, cet accord international négocié fin 2022 lors de la conférence des Nations unies sur la diversité biologique, et qui fixe aux États signataires des objectifs communs : freiner l'érosion de la faune et de la flore, restaurer les écosystèmes dégradés, protéger une part significative des terres et des mers d'ici 2030. Le Gabon, deuxième massif forestier tropical au monde après l'Amazonie, occupe dans cette équation une place que peu de pays peuvent revendiquer.

Ce que cela signifie concrètement

Une stratégie nationale n'est pas un texte anodin : c'est la feuille de route qui doit ensuite guider les décisions administratives, les projets de conservation et l'arbitrage, parfois délicat, entre développement économique et préservation des espaces naturels. Le portefeuille du ministre, qui associe explicitement la gestion du conflit homme-faune, rappelle que la question de la biodiversité au Gabon ne se limite pas à la protection d'espèces rares : elle touche aussi au quotidien de villages confrontés à la présence d'éléphants ou d'autres animaux sauvages près des cultures.

Pour l'heure, les informations disponibles restent limitées sur le contenu précis du document et son calendrier de mise en œuvre. Une seule source rapporte cette validation, ce qui invite à la prudence sur les détails opérationnels : nombre d'aires protégées concernées, financements mobilisés, échéances intermédiaires. Ces éléments méritent d'être précisés dans les prochaines communications officielles.

Et pour les Gabonais ?

L'enjeu, au fond, est simple à formuler même s'il est complexe à réaliser : faire en sorte que la richesse naturelle du pays reste un atout économique, notamment via l'écotourisme et les mécanismes internationaux de financement climatique, sans que les populations rurales n'en supportent seules le poids. La validation de cette stratégie ouvre une phase de mise en œuvre que les autorités devront désormais rendre lisible, avec des objectifs mesurables et des points d'étape publics, pour que l'alignement sur le cadre mondial ne reste pas qu'un exercice diplomatique.

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