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Lambaréné mise sur l'hygiène pour son poisson frais

À Lambaréné, la mairie du 2e arrondissement veut moderniser la vente de la carpe et du poisson local, désormais sortie de la brouette.

À Lambaréné, la commercialisation du poisson frais ne se fera plus dans les brouettes. Une mesure municipale, présentée aux acteurs de la pêche, vise à améliorer les conditions de vente des produits locaux. Derrière ce geste, une ambition simple : offrir aux habitants un poisson plus sain et mieux valorisé.

Poissons frais présentés sur un étal dans une ville gabonaise au bord d'un fleuve
À Lambaréné, la vente du poisson frais local fait l'objet de nouvelles règles municipales.

Une décision annoncée au cœur de la cité de l'eau

Lambaréné, traversée par l'Ogooué, vit depuis toujours au rythme du fleuve et de ses ressources. C'est ici, dans la province du Moyen-Ogooué, que le poisson frais occupe une place centrale dans les assiettes et sur les étals.

Le maire du 2e arrondissement, Jean Djembi Maganga, a réuni les acteurs du secteur de la pêche, mardi dernier, à son cabinet. Objectif de cette rencontre : présenter les nouvelles mesures municipales interdisant la vente du poisson frais local dans des brouettes.

Pourquoi sortir le poisson de la brouette

La mesure concerne les produits halieutiques les plus prisés localement, à commencer par la carpe et les variétés que les habitants connaissent bien. Vendus au fil des rues, ces poissons sont exposés à la poussière, à la chaleur et aux manipulations répétées.

En encadrant ces pratiques, la municipalité affiche une volonté claire : améliorer les conditions de commercialisation des produits de la pêche. Un poisson mieux conservé, c'est un produit plus sûr pour le consommateur et une meilleure image pour la filière.

Le dialogue avant l'application

La rencontre s'est voulue une réunion de concertation, et non une simple annonce autoritaire. Elle a permis aux vendeurs, pêcheurs et revendeurs d'échanger directement sur les nouvelles dispositions et leur mise en œuvre.

Cette méthode a son importance. Pour de nombreuses familles de Lambaréné, la vente ambulante de poisson reste une source de revenus quotidienne. Associer les acteurs à la réflexion, c'est chercher à concilier hygiène publique et réalités économiques.

Ce que cela peut changer pour les habitants

À terme, l'enjeu dépasse la seule question de la brouette. Il s'agit de repenser la manière dont le poisson circule, se conserve et se vend dans la ville.

Pour le consommateur, la promesse est celle d'un produit local mieux présenté et plus sain. Pour les vendeurs, la transition demandera un accompagnement, afin que la modernisation profite aussi à ceux qui vivent de la pêche.

À retenir

La décision de Lambaréné illustre une attention croissante portée à l'hygiène alimentaire dans les villes gabonaises. Les modalités concrètes et le calendrier d'application restent à préciser dans les prochaines semaines. Un dossier à suivre, tant il touche au quotidien et à l'assiette des habitants du Moyen-Ogooué.

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