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La présidence détaille sa feuille de route économique et diplomatique

Devant la presse à Libreville, le porte-parole de la présidence a exposé les priorités du président Oligui Nguema en matière de crédibilité internationale, d'investissement et d'inclusion.

À Libreville, le Conseiller spécial et porte-parole de la présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a présenté vendredi les grandes orientations de l'action présidentielle. Un exercice de clarification qui vient rappeler, à mi-parcours de la Transition, les priorités affichées par Brice Clotaire Oligui Nguema : restaurer la confiance des partenaires étrangers, attirer l'investissement et ne laisser aucune région à l'écart de la croissance.

Homme en costume s'adressant à des journalistes derrière un pupitre lors d'une conférence de presse
Théophane Nzame-Nze Biyoghe, Conseiller spécial et porte-parole de la présidence, a présenté les grandes orientations de l'action du chef de l'État.

Dans une salle attentive, le porte-parole de la présidence a pris le temps d'expliquer, point par point, la logique qui sous-tend l'agenda du chef de l'État. L'exercice n'avait rien d'anodin : depuis la mise en place des nouvelles institutions, les regards extérieurs scrutent la capacité du pays à tenir ses engagements, qu'il s'agisse de gouvernance, de finances publiques ou de retour à l'ordre constitutionnel.

La crédibilité comme condition préalable

Selon les propos tenus lors de cette rencontre, la crédibilité internationale du Gabon conditionne directement sa capacité à attirer des capitaux. Un pays perçu comme stable et prévisible négocie mieux ses emprunts, rassure ses créanciers et convainc plus facilement les investisseurs étrangers d'engager des fonds sur le long terme. C'est cette équation, simple en apparence mais exigeante dans les faits, que la présidence dit vouloir tenir.

Cette préoccupation n'est pas nouvelle pour Libreville. Le Gabon, dont l'économie reste largement dépendante des matières premières, cherche depuis plusieurs années à diversifier ses sources de croissance et à rassurer les bailleurs de fonds internationaux sur sa trajectoire budgétaire.

Investissement et croissance, deux mots pour une même ambition

Le porte-parole a insisté sur le lien entre attractivité et création d'emplois. Un investissement qui se concrétise, dans l'agriculture, les mines, le bois ou les infrastructures, se traduit in fine par des emplois pour les Gabonais et des recettes fiscales pour l'État. C'est cette chaîne vertueuse – confiance, capitaux, croissance, emplois – que la présidence dit vouloir enclencher.

Reste que ces intentions, aussi cohérentes soient-elles sur le papier, se mesureront à l'aune de résultats concrets : contrats signés, chantiers ouverts, emplois effectivement créés. Aucun chiffre précis n'a été communiqué lors de cette conférence de presse sur des projets déjà finalisés, ce qui invite à suivre avec attention les prochaines annonces.

L'inclusion, dernier maillon de l'équation

La notion d'inclusion a également été mise en avant. Elle renvoie à une préoccupation largement partagée au Gabon : que la croissance, quand elle survient, irrigue aussi les provinces éloignées de Libreville et les catégories sociales les plus fragiles, et non seulement quelques pôles urbains ou quelques filières.

Cette communication s'inscrit dans un effort plus large de la présidence pour expliquer, étape par étape, le sens de son action. Pour les Gabonais, l'enjeu dépasse la rhétorique : c'est la capacité de ces orientations à se traduire, dans les mois qui viennent, par des investissements tangibles et des retombées mesurables dans le quotidien des ménages qui donnera tout son poids à cet agenda.

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