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L'hôtel des Affaires étrangères sous l'œil du chef de l'État

En visite sur le chantier, Brice Clotaire Oligui Nguema réclame un rythme d'exécution plus soutenu pour les grands travaux publics.

Le président de la République s'est rendu le 27 juillet à l'Hôtel des Affaires étrangères, à Libreville, pour constater l'avancement des travaux. Au-delà de l'inspection, le déplacement confirme une méthode : le suivi rapproché des chantiers d'État comme outil de gouvernance.

Le président gabonais visite un chantier de bâtiment administratif en construction
Le chef de l'État en visite sur le chantier de l'Hôtel des Affaires étrangères, à Libreville, le 27 juillet.

Une visite qui n'a rien d'anodin

Ce n'est pas une simple inauguration ni une photo protocolaire. En se déplaçant lui-même sur le site de l'Hôtel des Affaires étrangères, Brice Clotaire Oligui Nguema a voulu marquer les esprits sur un sujet récurrent au Gabon : la lenteur chronique de certains chantiers publics, souvent freinée par des retards de financement, des révisions de cahiers des charges ou des difficultés d'exécution des entreprises attributaires.

Le message adressé aux équipes présentes sur place est sans ambiguïté : les grands travaux de l'État doivent avancer, et leur suivi ne peut plus se limiter à des rapports transmis depuis un bureau. Le chef de l'État a réaffirmé son attente d'une célérité accrue dans l'exécution des projets structurants, qu'il s'agisse de bâtiments administratifs, d'infrastructures routières ou d'équipements publics.

Le suivi de terrain, une méthode assumée

Depuis son arrivée à la tête de l'État, Oligui Nguema a multiplié les déplacements inopinés sur des chantiers en cours, une pratique qui tranche avec des habitudes plus distantes. L'objectif affiché : réduire l'écart entre les annonces officielles et la réalité observable sur le terrain, et responsabiliser directement les maîtres d'œuvre et les administrations concernées.

Pour l'Hôtel des Affaires étrangères, bâtiment appelé à incarner la diplomatie gabonaise, l'enjeu dépasse la seule question esthétique. Un chantier qui traîne coûte cher aux finances publiques, à travers la révision des devis et l'allongement des locations ou installations provisoires. Accélérer, c'est aussi limiter cette facture cachée que payent in fine les contribuables.

Ce que cela change concrètement

Aucun calendrier précis ni montant n'a été communiqué à l'issue de cette visite. Mais le signal envoyé aux administrations gestionnaires de grands projets est clair : la vigilance présidentielle reste active, et les prochains passages sur le terrain serviront de baromètre. Pour les Gabonais, la promesse à tenir est simple, mesurable dans le temps : voir sortir de terre, dans des délais tenus, les infrastructures annoncées.

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