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L'AGASA veut remettre du bon sens dans les assiettes gabonaises

L'agence de sécurité sanitaire lance « Vivre sainement chez nous », une campagne pour réapprendre à bien manger.

L'Agence gabonaise de sécurité sanitaire (AGASA) a annoncé, jeudi 16 juillet, le lancement d'une campagne intitulée « Vivre sainement chez nous ». Objectif affiché : encourager une alimentation plus saine dans les foyers gabonais. Les contours précis du dispositif restent, à ce stade, à préciser.

Marché gabonais avec étals de fruits et légumes frais
Photo d'illustration

Une annonce sobre, un enjeu de fond

C'est par un communiqué publié sur les réseaux sociaux que l'AGASA a fait connaître son initiative. Rien de tonitruant dans la forme, mais un sujet qui touche au quotidien le plus intime de chaque foyer : ce qui finit dans la marmite. « Vivre sainement chez nous » ambitionne, selon les termes de l'agence, de promouvoir une alimentation saine à l'échelle nationale.

À ce stade, les détails opérationnels — calendrier, partenaires, publics visés, moyens déployés — n'ont pas encore été précisés publiquement. Il faudra attendre les prochaines communications de l'agence pour savoir si cette campagne prendra la forme de spots de sensibilisation, d'actions de terrain dans les marchés, ou d'un travail plus large avec les cantines scolaires et les structures de santé.

Pourquoi ce sujet compte pour le Gabon

L'alimentation n'est jamais un sujet anodin dans un pays où les habitudes urbaines évoluent vite, entre plats préparés, sucres ajoutés et recul progressif de certains produits vivriers locaux. Partout sur le continent, les autorités sanitaires alertent depuis plusieurs années sur la montée des maladies liées au mode de vie — diabète, hypertension, surpoids — et sur la nécessité de rapprocher les populations de ce que produit la terre gabonaise : manioc, plantain, poissons, fruits et légumes de saison.

En s'attaquant à la question de l'assiette, l'AGASA touche donc un point sensible qui dépasse la seule sécurité sanitaire au sens strict : c'est aussi une question d'éducation, de pouvoir d'achat et d'accès aux produits frais dans les villes comme dans l'arrière-pays.

Ce qu'il faut surveiller maintenant

La portée réelle de cette campagne dépendra de sa mise en œuvre concrète. Une communication ponctuelle ne suffira pas à changer des habitudes ancrées ; un accompagnement dans la durée, avec des relais dans les quartiers et les marchés, aurait davantage de chances de produire des effets durables.

Le Kiosque suivra les prochaines annonces de l'AGASA pour vérifier si cette bonne intention se traduira par des actions mesurables sur le terrain, et rendra compte, avec la même prudence, de ce qui sera confirmé.

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