Koulamoutou : les taxis municipaux s'apprêtent à afficher leur vignette
À Koulamoutou, le nouveau maire lance sa première grande opération : équiper tous les taxis urbains d'une vignette officielle en quarante-cinq jours.
Dans la préfecture du Haut-Ogooué, la mairie de Koulamoutou a donné vendredi le coup d'envoi d'une campagne de pose de vignettes sur les taxis. Deux véhicules témoins ont été marqués en présence du maire et de ses adjoints, ouvrant un délai de quarante-cinq jours pour que l'ensemble des opérateurs du transport urbain se mettent en conformité.

Un geste symbolique pour lancer l'opération
Ce vendredi, à Koulamoutou, le maire Victor Ngouassanga a personnellement posé les premières vignettes sur deux taxis, entouré de ses adjoints. Un geste volontairement symbolique : il s'agit, selon le maire lui-même, de la première initiative majeure engagée depuis sa prise de fonction à la tête de la commune.
Ce choix n'est pas anodin. En s'attaquant d'emblée à l'organisation du transport urbain, la nouvelle municipalité affiche une volonté de structurer un secteur qui, dans de nombreuses villes gabonaises, fonctionne encore largement de manière informelle.
Quarante-cinq jours pour se mettre en règle
L'opération ne se limite pas à ce lancement symbolique. Tous les opérateurs économiques exerçant dans le transport urbain de la commune disposent désormais d'un délai de quarante-cinq jours pour faire apposer la vignette sur leur véhicule.
Cette vignette, généralement délivrée par les services municipaux, permet d'identifier les taxis en règle avec la commune et de distinguer les véhicules autorisés à exercer sur le territoire communal. Elle s'inscrit dans une logique de recensement et de régularisation du parc de taxis, plutôt que dans une simple démarche fiscale.
Une démarche courante dans les communes gabonaises
Des opérations de ce type ont déjà été menées dans d'autres localités du pays, à des degrés d'ampleur variables, pour mieux connaître le nombre de véhicules en circulation, sécuriser des recettes locales et parfois améliorer la visibilité des taxis pour les usagers. Elles s'accompagnent en général d'un contrôle progressif, laissant aux chauffeurs le temps de se conformer avant d'éventuelles sanctions.
À ce stade, les modalités précises de contrôle après l'échéance des quarante-cinq jours à Koulamoutou n'ont pas été détaillées publiquement. Il conviendra d'observer, dans les prochaines semaines, comment la mairie accompagnera les chauffeurs de taxi dans cette mise en conformité, notamment ceux qui exercent depuis longtemps sans document administratif particulier.
Ce qu'il faut retenir
Pour les habitants de Koulamoutou, cette opération pourrait, à terme, se traduire par un transport urbain mieux identifié et plus transparent. Pour la nouvelle équipe municipale, elle constitue surtout un premier test de sa capacité à mettre en œuvre ses engagements sur le terrain, quarante-cinq jours durant lesquels chauffeurs et administration devront apprendre à travailler ensemble.
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