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Insécurité au Gabon : la Gendarmerie pose son diagnostic

Réunis à Libreville, les officiers de la Gendarmerie nationale ont planché sur la montée de l'insécurité et esquissé des pistes de solutions.

La conférence annuelle des officiers de la Gendarmerie nationale s'est achevée lundi 13 juillet à Libreville, en présence de la ministre d'État à la Défense, Brigitte Onkanowa. Sous le thème de « l'insécurité galopante », les cadres des forces de défense et de sécurité ont dressé un état des lieux et formulé des recommandations. Un exercice annuel qui prend, cette fois, une résonance particulière.

Officiers de la Gendarmerie nationale gabonaise réunis en conférence à Libreville
La conférence annuelle des officiers de la Gendarmerie nationale s'est tenue à Libreville, autour de la question de l'insécurité.

Chaque année, à la même période, la Gendarmerie nationale referme les portes de sa conférence des officiers. L'exercice a ses habitudes : bilan de l'année écoulée, échanges entre gradés, recommandations transmises à la hiérarchie. Cette fois, le thème choisi ne laissait guère de place à l'ambiguïté : « Insécurité galopante au Gabon : diagnostic de la situation et esquisse de pistes de solutions ».

Le choix des mots n'est pas neutre. Il traduit une préoccupation partagée, au sein même de l'institution, face à une délinquance que beaucoup de Gabonais disent ressentir au quotidien, dans les quartiers de Libreville comme dans les villes de l'intérieur. Placer ce sujet au cœur d'une conférence d'officiers, c'est reconnaître qu'il appelle une réponse structurée, pas seulement des interventions au cas par cas.

Un diagnostic collectif, porté par la hiérarchie

La clôture des travaux, ce lundi 13 juillet à Libreville, s'est faite en présence de la ministre d'État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, entourée de plusieurs hauts responsables des forces de défense et de sécurité. Ce niveau de représentation donne à la rencontre un poids institutionnel qui dépasse le simple rendez-vous protocolaire annuel.

Selon nos informations, les officiers réunis ont eu pour mission d'analyser l'évolution de la situation sécuritaire nationale et d'identifier les facteurs qui favorisent l'insécurité. Un travail de terrain, en somme, remonté vers le sommet de la chaîne de commandement, à charge pour elle d'en tirer des orientations concrètes.

Ce que ça change pour les Gabonais

Une conférence d'officiers ne se traduit pas du jour au lendemain par un quartier plus sûr. Mais la démarche a son importance : elle signale que la question de la sécurité du quotidien — vols, agressions, sentiment d'insécurité dans certains axes urbains — est prise au sérieux au plus haut niveau de la Gendarmerie, et non traitée comme un simple fait divers.

Les recommandations issues de ces travaux ont vocation à nourrir les futures orientations opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Reste à voir, dans les mois qui viennent, comment elles se déclineront sur le terrain : renforcement des patrouilles, redéploiement des effectifs, actions de proximité. C'est souvent là que se joue la différence entre un diagnostic bien posé et une réponse qui change vraiment le quotidien.

Ce rendez-vous annuel confirme en tout cas une constante : la Gendarmerie nationale entend s'appuyer sur l'expertise de ses propres cadres pour ajuster sa stratégie, plutôt que de subir les événements. Une manière de rappeler que la sécurité se construit aussi par l'analyse, avant même l'action.

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