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Île Nendé, le nouveau visage écotouristique du parc d'Akanda

À deux pas de Libreville, une île de mangroves s'ouvre timidement à l'écotourisme, portée par la richesse naturelle du parc national d'Akanda.

Entre les bras de vase et les palétuviers du nord de Libreville, une île longtemps restée à l'écart des circuits touristiques commencerait à attirer l'attention : Nendé. Selon nos informations, encore à confirmer sur le terrain, ce site nichée au cœur du parc national d'Akanda pourrait devenir une nouvelle vitrine de l'écotourisme gabonais, là où nature et cultures locales se croisent.

Mangroves denses et bras d'eau du parc national d'Akanda vus du ciel
Le parc national d'Akanda, connu pour ses mangroves et ses oiseaux migrateurs, abriterait l'île Nendé, encore peu connue du grand public.

Le nom ne dit pas grand-chose au grand public, et c'est peut-être bien là tout son charme. Nendé est une île qui se trouve dans le périmètre du parc national d'Akanda, cette bande de mangroves et de forêts littorales qui s'étend juste au nord de Libreville, entre l'estuaire du Komo et l'océan. Selon les informations qui nous sont parvenues, ce site serait progressivement présenté comme une destination à fort potentiel écotouristique, où la biodiversité côtière rencontrerait le patrimoine culturel des communautés riveraines.

Il convient toutefois de le dire avec la prudence qui s'impose : à ce stade, une seule source évoque ce projet, et les détails concrets — accès, infrastructures, calendrier d'ouverture au public — restent flous. Le Kiosque a choisi d'en parler parce que le sujet, même incertain dans ses contours, s'inscrit dans une dynamique bien réelle : celle d'un Gabon qui cherche à faire de ses espaces protégés un levier de développement local.

Akanda, un sanctuaire déjà connu des naturalistes

Le parc national d'Akanda n'est pas une découverte. Créé en 2002 dans le cadre du vaste réseau de parcs nationaux voulu par les autorités gabonaises pour préserver la biodiversité exceptionnelle du pays, il fait partie des treize parcs qui couvrent aujourd'hui près de 11 % du territoire national. Sa particularité : des mangroves denses, des vasières et des plages qui accueillent chaque année des milliers d'oiseaux migrateurs venus d'Europe et d'Asie, faisant de ce coin de littoral une étape essentielle sur les routes de migration afro-eurasiennes.

Cette richesse ornithologique a déjà valu à Akanda une reconnaissance internationale comme zone humide d'importance. Mais contrairement à d'autres parcs gabonais plus médiatisés — la Lopé, Loango ou l'Ivindo —, Akanda reste largement méconnu du grand public, y compris des Librevillois qui vivent pourtant à sa porte.

Une île entre nature et mémoire des communautés

Ce qui rendrait Nendé singulière, si les informations se confirment, tiendrait à sa double dimension : un écrin naturel préservé, mais aussi un territoire habité par une mémoire humaine, celle des villages de pêcheurs et des communautés qui vivent depuis des générations au rythme des marées et des mangroves. L'écotourisme, quand il fonctionne, ne se limite jamais à contempler la nature : il raconte aussi une histoire de gens.

Au Gabon, cette approche commence à faire ses preuves ailleurs, notamment autour de Loango, où des initiatives associant conservation et populations locales ont permis de créer des emplois tout en protégeant les écosystèmes. Si Nendé suivait ce modèle, elle pourrait devenir un laboratoire supplémentaire de ce tourisme dit « responsable », où chaque visiteur paierait, d'une certaine manière, la préservation du lieu qu'il vient admirer.

Ce qu'il reste à vérifier — et ce que cela changerait

Restons factuels : aucune date d'ouverture, aucun chiffre de fréquentation, aucun porteur de projet officiel n'a pu être confirmé à ce jour. Ce que l'on sait, c'est que le sujet mérite d'être suivi, car il touche à une question plus large : celle de la capacité du Gabon à transformer son immense patrimoine naturel en ressource économique durable, sans le dénaturer.

Pour les habitants de Libreville et ses environs, l'enjeu est concret. Un site écotouristique fonctionnel à moins d'une heure de la capitale représenterait une offre de loisirs inédite, mais aussi, potentiellement, des retombées pour les pêcheurs et artisans des villages voisins. Reste à voir si ce projet, encore embryonnaire dans l'information disponible, se concrétisera par des aménagements réels et un accès organisé au public. Le Kiosque continuera de suivre ce dossier et vérifiera, sur le terrain, ce qu'il en est vraiment de ce « trésor caché » d'Akanda.

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