Gabon-Cuba : une nouvelle page pour la coopération médiatique et cinématographique
Le ministre Germain Biahodjow a reçu l'ambassadeur cubain pour esquisser les contours d'un partenariat renforcé dans la communication, les médias et le cinéma.
Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a reçu lundi à Libreville l'ambassadeur de Cuba au Gabon, Alex González Garcia. Au menu de cette audience : le renforcement de la coopération bilatérale dans trois secteurs sensibles pour l'image et la souveraineté informationnelle des deux pays — la communication, les médias et le cinéma. Un échange que le diplomate cubain a qualifié de « très fructueux », sans que les contours précis des engagements pris n'aient encore été rendus publics.

Une audience aux allures de relance diplomatique
Rien d'ostentatoire dans cette rencontre, mais un symbole qui ne trompe pas. En recevant l'ambassadeur de Cuba, Germain Biahodjow a placé la coopération médiatique au rang des sujets qui comptent pour son ministère. Les deux hommes ont passé en revue les pistes susceptibles de rapprocher davantage Libreville et La Havane sur des terrains où l'un comme l'autre ont des intérêts à faire valoir : la formation des journalistes, la circulation des contenus, ou encore les industries de l'image.
À l'issue de l'entretien, Alex González Garcia n'a pas caché sa satisfaction. Il a évoqué des échanges « très fructueux », ayant permis, selon ses mots, d'identifier plusieurs axes de coopération de nature à consolider les relations entre les deux pays. Une formule diplomatique classique, mais qui traduit une volonté partagée d'aller au-delà des simples protocoles de courtoisie.
Communication, médias, cinéma : trois chantiers, une même ambition
Le choix des secteurs abordés n'est pas anodin. La communication et les médias touchent directement à la manière dont un État raconte son action et dialogue avec ses citoyens — un enjeu que le gouvernement gabonais a placé au cœur de sa communication institutionnelle depuis plusieurs mois. Le cinéma, de son côté, renvoie à une tradition cubaine solidement établie : l'île caribéenne a longtemps compté parmi les nations les plus actives du continent américain en matière de formation cinématographique et de production audiovisuelle.
Pour l'heure, les détails opérationnels de cette coopération restent à préciser. Aucune date, aucun montant, aucun programme concret n'a été communiqué à ce stade. Ce qui ressort de la rencontre, c'est avant tout une intention affichée de travailler ensemble, plus qu'un accord finalisé.
Une relation à construire, pas encore à célébrer
Gabon et Cuba entretiennent des relations diplomatiques de longue date, mais la coopération dans le champ précis des médias et du cinéma demeure, à ce jour, largement à bâtir. L'audience de Libreville pourrait en marquer le point de départ officiel, à condition que les intentions échangées se traduisent par des actes : échanges de professionnels, formations croisées, co-productions ou appuis techniques.
C'est là que se situe l'enjeu réel pour le Gabon. Un partenariat de cette nature, s'il se concrétise, pourrait offrir à de jeunes réalisateurs et journalistes gabonais des passerelles supplémentaires vers des écoles et des réseaux extérieurs, à un moment où le secteur cherche à se professionnaliser et à se doter d'outils modernes. Mais il ne s'agit, pour l'instant, que d'une piste évoquée en audience — pas d'un programme lancé.
Ce qu'il faut retenir
La rencontre du 13 juillet confirme un intérêt mutuel pour approfondir la coopération entre les deux pays dans la communication, les médias et le cinéma. Reste à voir si cette volonté affichée se traduira, dans les prochains mois, par des projets concrets et mesurables. Le Kiosque suivra les suites données à cet échange, notamment la nature exacte des axes retenus par les deux parties.
À lire aussi

Crise à l'agence de sécurité alimentaire : le vice-président hausse le ton
À Libreville, le vice-président du gouvernement a décidé de sortir du silence habituel qui entoure ces recompositions administratives. En réunissant autour d'une même table les dirigeants de l'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) et le ministre dont elle dépend, Hermann Immongault a voulu envoyer un signal clair : les querelles de personnes ne doivent pas paralyser une institution stratégique pour l'approvisionnement du pays.
Transports : 34 chantiers sur 40 déjà bouclés, le pari de la modernisation tient bon
À l'heure des comptes, le ministère des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique affiche un bilan qui tranche avec les discours habituels : 34 des 40 actions prioritaires fixées après les cent premiers jours du gouvernement sont désormais achevées. Réhabilitation de sièges administratifs, pont-bascule d'Essassa, audit du Transgabonais : la liste s'allonge, et le secteur maritime affiche même un sans-faute total.

Justice : l’annexe de l’École de la magistrature attendue en 2026
Le ministre de la Justice, Augustin Emane, et la représentante du Programme des Nations unies pour le développement au Gabon, Rokya Ye Dieng, ont fait le point cette semaine sur un programme de coopération judiciaire soutenu par le Japon. Point d'orgue annoncé : la livraison, le 26 novembre 2026, d'une annexe de l'École nationale de la magistrature (ENM), établissement qui forme les futurs juges et procureurs du pays.