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Francophonie parlementaire : une nouvelle présidente pour l'APF

Nathalie Roy prend la tête de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, au terme d'une session tenue à Yaoundé.

La 51e session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie s'est refermée lundi au Cameroun sur un changement de présidence. Nathalie Roy succède à Hilarion Etong à la tête de cette instance qui réunit les parlements de l'espace francophone, dont celui du Gabon. Une transition saluée par les autorités camerounaises, hôtes de la rencontre.

Vue d'un hémicycle parlementaire avec des drapeaux, illustration d'une session de la Francophonie parlementaire
L'hémicycle du Palais de verre, à Yaoundé, a accueilli la cérémonie de clôture de la 51e session de l'APF.

La cérémonie s'est déroulée dans l'hémicycle du Palais de verre, à Yaoundé, siège de l'Assemblée nationale camerounaise. C'est là, lundi, que s'est achevée la 51e session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), avec à son terme l'élection d'une nouvelle présidente : Nathalie Roy, qui prend la relève d'Hilarion Etong.

La séance de clôture a été présidée par Aboubakary Abdoulaye, président du Sénat camerounais, en présence de Théodore Datouo, président de l'Assemblée nationale du Cameroun. Dans son allocution, le chef du Sénat a salué l'élection de la nouvelle présidente tout en rendant hommage au bilan du président sortant. Selon nos informations, les détails de ce bilan et le contenu précis des échanges de la session n'ont pas encore été pleinement documentés ; la prudence reste donc de mise sur certains éléments annexes à cette passation.

Une institution méconnue mais influente

L'APF n'est pas un simple club diplomatique. Fondée en 1967 sous le nom d'Association internationale des parlementaires de langue française, elle rassemble aujourd'hui des sections parlementaires de tout l'espace francophone, Afrique, Europe, Amérique du Nord et Asie confondues. Sa mission : favoriser la coopération interparlementaire, promouvoir la démocratie, les droits humains et la langue française comme outil de dialogue entre nations.

Ce n'est pas un cénacle honorifique. L'APF adopte des résolutions, observe des élections, forme des parlementaires, et sert souvent de relais discret entre gouvernements quand les canaux diplomatiques classiques se grippent. Le Parlement gabonais y siège, à travers sa section nationale, aux côtés d'une soixantaine d'autres assemblées membres ou associées.

Ce que cette transition change concrètement

Un changement de présidence à la tête de l'APF n'est jamais anodin pour les parlements membres. Il fixe souvent le cap des priorités pour les mois à venir : thèmes des prochaines sessions, chantiers de coopération, missions d'observation électorale sur le continent africain notamment. Pour les parlementaires gabonais, qui participent aux travaux de l'Assemblée à travers leur section, cette nouvelle présidence sera l'occasion de mesurer la place qu'occupera l'Afrique centrale dans l'agenda de l'institution.

La passation intervient dans un contexte où la Francophonie institutionnelle cherche à se renouveler, entre défis linguistiques, enjeux de gouvernance et volonté affichée de mieux représenter la diversité de ses membres, du Québec à l'Afrique subsaharienne. Reste à voir comment la nouvelle présidence traduira ces ambitions en actes concrets, notamment lors des prochaines rencontres régionales auxquelles les élus gabonais seront appelés à participer.

Cette page qui se tourne à Yaoundé rappelle, en creux, que la diplomatie parlementaire francophone continue de tisser, discrètement, des liens entre des pays que la seule diplomatie d'État ne suffit pas toujours à rapprocher.

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