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Forum de Boao : le Gabon revendique une nouvelle ambition industrielle

Sur la scène d'un grand rendez-vous économique international, Libreville a redit sa volonté de transformer ses ressources sur place plutôt que de les exporter brutes.

Le Forum de Boao pour l'Asie, qui réunit chaque année les grands acteurs des secteurs minier, industriel et financier, a servi de tribune au Gabon pour réaffirmer son ambition d'ouvrir une nouvelle ère industrielle. Une déclaration d'intention, à ce stade, dont il faudra mesurer la traduction concrète dans les prochains mois.

Salle de conférence internationale lors d'un forum économique avec drapeaux de plusieurs pays
Le Forum de Boao pour l'Asie réunit chaque année responsables publics et industriels autour des grands enjeux économiques mondiaux.

Une tribune internationale pour porter un message ancien

Le Forum de Boao pour l'Asie s'est ouvert le 27 juillet 2026, rassemblant comme chaque édition des responsables publics, des industriels et des investisseurs venus discuter des grands équilibres économiques mondiaux. C'est dans ce cadre que la délégation gabonaise a réaffirmé son ambition d'ouvrir une nouvelle ère industrielle pour le pays.

L'expression n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les autorités gabonaises répètent leur volonté de rompre avec un modèle économique fondé sur l'exportation de matières premières brutes, qu'il s'agisse du bois, du manganèse ou du pétrole, pour aller vers davantage de transformation locale. Ce que confirment nos informations, c'est la tenue de cette prise de parole à Boao ; les engagements précis, les partenariats éventuels ou le calendrier d'exécution n'ont pas été détaillés à ce stade.

Ce que cela change, concrètement, pour le pays

Pour un pays comme le Gabon, dont la richesse minière et forestière est reconnue mais dont la valeur ajoutée reste largement captée ailleurs, la question industrielle touche directement l'emploi, la fiscalité et l'autonomie économique. Transformer localement le manganèse ou le bois plutôt que de les exporter bruts, c'est en théorie créer des emplois qualifiés à Libreville, Moanda ou Owendo, et capter davantage de recettes sur place.

Mais l'écart entre l'annonce et la réalisation reste, historiquement, le principal défi de ce type de stratégie : infrastructures énergétiques suffisantes, financement des unités de transformation, formation de la main-d'œuvre. Ce sont ces conditions concrètes qui détermineront si l'ambition affichée à Boao se traduit en usines et en emplois, ou reste une déclaration parmi d'autres.

La suite à observer

À ce stade, une seule source documente cette prise de parole gabonaise au forum, ce qui invite à la prudence sur l'ampleur réelle des annonces faites. Les prochaines semaines diront si des accords concrets, des investisseurs ou un calendrier précis viendront étayer cette ambition, ou si elle restera, comme souvent lors de ces grands rendez-vous internationaux, une déclaration d'intention à suivre dans la durée.

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