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Ex-agents de la Sogatra en grève : la fusion avec Trans'Urb tourne au casse-tête social

Des salaires impayés et une intégration jamais clarifiée poussent les anciens employés de la Sogatra à hausser le ton au sein de la CNT.

Ce vendredi 17 juillet 2026, les anciens agents de la Sogatra réunis en assemblée générale à Libreville ont fait entendre leur colère. En cause : des arriérés de salaires et une fusion avec Trans'Urb dont les contours administratifs restent, selon eux, dans un flou persistant. L'affaire met en lumière les difficultés de la restructuration du transport urbain à Libreville.

La scène s'est jouée à la base des anciens agents de la Sogatra, dans la capitale. Ce vendredi, l'assemblée générale n'avait rien d'une formalité : elle a servi de tribune à une exaspération accumulée depuis des mois. Au cœur du mécontentement, des salaires qui ne tombent plus et une intégration au sein de la Compagnie nationale de transport (CNT) que personne, chez ces travailleurs, ne parvient à expliquer clairement.

Une fusion sans mode d'emploi

La Sogatra, ancienne société de transport public, a vu ses agents versés vers Trans'Urb puis vers la CNT, née de la volonté de rationaliser l'offre de bus dans une ville où les usagers attendent parfois plus d'une heure à un arrêt. Sur le papier, l'objectif est louable : mutualiser les moyens, moderniser la flotte, offrir un service plus fiable aux Librevillois. Dans les faits, selon les témoignages recueillis lors de l'assemblée, le statut de ces agents n'a jamais été formellement acté, laissant planer un doute sur leurs droits, leur ancienneté et, surtout, leur rémunération.

Ce flou n'est pas anodin. Il touche des familles qui dépendent de ces salaires pour vivre, dans un secteur où la pénibilité du travail — horaires décalés, trafic dense, entretien d'un parc vieillissant — n'est déjà pas compensée à sa juste mesure. Les agents réclament une clarification écrite de leur situation contractuelle, condition sine qua non, selon eux, à tout apaisement durable.

Ce que cela révèle du chantier du transport urbain

Cette grève n'est pas un simple différend de fiche de paie. Elle interroge la méthode avec laquelle l'État conduit la réforme du transport collectif à Libreville, un dossier suivi de près par les usagers comme par les autorités de tutelle. Une fusion réussie suppose une transition sociale maîtrisée, faute de quoi c'est la continuité même du service qui peut être menacée aux heures de pointe.

Pour l'heure, aucune source officielle n'a confirmé de calendrier de résolution ; nos informations font état d'une seule source disponible sur ce dossier, ce qui invite à la prudence sur les responsabilités précises de chaque structure — Sogatra, Trans'Urb ou CNT — dans le paiement des arriérés. Ce que l'on sait, c'est que les agents attendent des actes, pas seulement des annonces.

Et pour les usagers ?

Si le mouvement se prolonge, c'est bien la fréquence des bus, déjà jugée insuffisante par de nombreux Librevillois, qui pourrait en pâtir. La sortie de crise passera vraisemblablement par un dialogue social clair entre la direction de la CNT et les représentants des ex-agents, avec un enjeu simple à formuler : que la modernisation du transport public ne se fasse pas sur le dos de ceux qui le font tourner au quotidien.

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