lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
Le Kiosque
Économie

Etimboué : une table ronde pour trouver l'argent du développement local

À Port-Gentil, élus et partenaires ont planché sur les moyens de financer les projets du département de l'Etimboué.

Mercredi, la salle du Canal Mandji, à Port-Gentil, a accueilli une table ronde consacrée au financement du développement local dans l'Etimboué. Un rendez-vous de plaidoyer, destiné à mobiliser des ressources pour des projets qui, faute de moyens, restent souvent sur le papier. L'enjeu dépasse ce seul département : il touche à la manière dont le Gabon finance ses territoires les plus éloignés des grands centres urbains.

Participants réunis en table ronde dans une salle de conférence à Port-Gentil
Une table ronde s'est tenue mercredi à la salle du Canal Mandji, à Port-Gentil, sur le financement du développement local de l'Etimboué.

Un plaidoyer pour sortir des promesses non financées

Dans nombre de départements gabonais, les plans de développement local existent sur le papier depuis longtemps : routes à réhabiliter, points d'eau à construire, marchés à moderniser. Ce qui manque, presque toujours, c'est l'argent pour les concrétiser. C'est ce constat qui a motivé la tenue, mercredi à Port-Gentil, d'une table ronde consacrée aux mécanismes de financement du développement local dans l'Etimboué, ce département de l'Ogooué-Maritime dont le chef-lieu est Omboué.

L'objectif affiché de la rencontre était double : plaider la cause du développement local auprès des partenaires susceptibles de s'y engager, et identifier les leviers concrets permettant de mobiliser des ressources en dehors du seul budget de l'État. Le choix de la salle du Canal Mandji, à Port-Gentil, plutôt qu'à Omboué même, illustre la logique de ce type de rencontre : rassembler autour d'un même lieu les acteurs économiques et institutionnels de la province, plus faciles à réunir dans la capitale pétrolière que sur le terrain.

Des pistes encore à préciser

Selon nos informations, les échanges ont porté sur les différentes voies possibles de financement, sans qu'un dispositif précis n'ait, à ce stade, été rendu public. La prudence s'impose ici : une seule source documente cette rencontre, et les mécanismes concrets envisagés — qu'il s'agisse de fiscalité locale, de partenariats avec le secteur privé ou d'appuis extérieurs — restent à confirmer dans les prochaines semaines, à mesure que les conclusions de la table ronde seront rendues publiques.

Ce flou n'enlève rien à l'intérêt de la démarche. Au Gabon, la question du financement des collectivités locales revient régulièrement dans le débat public : les communes et départements disposent souvent de compétences plus larges que leurs moyens réels. Réunir des acteurs autour de cette question, c'est déjà poser les bases d'un dialogue nécessaire entre l'échelon local et les partenaires capables de financer ses projets.

Ce que cela peut changer pour les habitants

Si les pistes évoquées mercredi se traduisent par des engagements concrets, les retombées se mesureront à l'échelle du quotidien : une piste refaite, un dispensaire équipé, un marché réhabilité. C'est tout l'enjeu de ce type de rencontre, souvent peu spectaculaire mais potentiellement décisive pour des territoires qui attendent depuis longtemps des moyens à la hauteur de leurs besoins.

Reste à savoir quelles suites concrètes seront données à ce plaidoyer. L'Etimboué, comme d'autres départements gabonais, aura besoin de traduire ces intentions en engagements datés et chiffrés pour que la table ronde de Port-Gentil ne reste pas un simple exercice de communication.

À lire aussi