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Enseignement supérieur : un audit avant la rentrée 2026-2027

Le ministère de tutelle a réuni ses équipes pour tirer le bilan de l'année écoulée et passer au crible le système des vacations.

Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a organisé une nouvelle rencontre de travail consacrée au bilan des activités pédagogiques, à l'audit des vacations et aux premiers jalons de la rentrée 2026-2027. Une étape de plus dans un exercice d'évaluation engagé depuis plusieurs mois.

Réunion de travail entre responsables du ministère de l'Enseignement supérieur du Gabon
Le ministère de l'Enseignement supérieur a tenu une nouvelle rencontre de travail sur le bilan pédagogique et la préparation de la rentrée 2026-2027.

Une deuxième rencontre pour faire le point

Cette session de travail, présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du Gouvernement, est la seconde du genre consacrée à ce chantier. Elle réunit les services chargés du suivi pédagogique dans les établissements publics d'enseignement supérieur, avec un objectif affiché : dresser un état des lieux précis de l'année académique qui s'achève avant d'engager la suivante.

L'exercice porte sur les activités pédagogiques menées dans les universités et grandes écoles du pays. Il s'agit de vérifier que les programmes ont été effectivement dispensés, que les enseignements ont respecté les volumes horaires prévus, et d'identifier les points de blocage qui ont pu retarder certains cursus au cours de l'année.

Les vacataires, un maillon scruté de près

Parmi les dossiers examinés figure l'audit des vacations, c'est-à-dire le recours à des enseignants payés à l'heure pour compléter les équipes permanentes des établissements. Ce système, courant dans l'enseignement supérieur gabonais faute d'effectifs suffisants de titulaires dans certaines filières, fait régulièrement l'objet de tensions liées aux retards de paiement ou à l'encadrement des heures effectivement assurées.

En passant ce dispositif au crible, le ministère cherche à objectiver le nombre d'heures réellement dispensées par les vacataires et les montants qui leur sont dus, une démarche destinée à clarifier une situation souvent source de crispations entre l'administration et le corps enseignant non permanent.

Regard tourné vers la rentrée prochaine

La troisième dimension de cette rencontre concerne la préparation de la rentrée 2026-2027. À ce stade, aucun calendrier détaillé n'a été communiqué, mais l'inscription de ce point à l'ordre du jour, dès à présent, traduit une volonté d'anticiper plutôt que de gérer l'urgence à quelques semaines de la reprise des cours.

Pour les étudiants et les familles gabonaises, ce type d'audit reste largement invisible au quotidien. Il conditionne pourtant, en amont, la régularité des enseignements, la disponibilité des enseignants et, in fine, le respect du calendrier académique que chaque foyer attend chaque année avec la même question : la rentrée se fera-t-elle à l'heure, dans de bonnes conditions ? Les prochaines communications du ministère permettront de mesurer si ce travail de fond se traduit par des engagements concrets et datés.

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