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Efficacité gouvernementale : pourquoi le Gabon manque à l'appel du classement africain

Un rapport international évaluant la performance des administrations africaines classe trente-cinq pays, Maurice en tête, mais laisse le Gabon hors tableau.

Un rapport consacré à l'efficacité des gouvernements africains vient d'être publié, plaçant Maurice en tête d'un classement de trente-cinq pays. Le Gabon n'y figure pas, une absence qui interroge sur la disponibilité des données nationales plus que sur une évaluation défavorable.

Façade d'un bâtiment administratif gabonais
L'efficacité des administrations publiques, mesurée par des organismes internationaux, reste un chantier suivi de près sur le continent.

Un baromètre parmi d'autres

Le classement, établi par un organisme international spécialisé dans la gouvernance, mesure la capacité des États africains à transformer leurs ressources en résultats concrets pour leurs populations : services publics, stabilité des institutions, qualité de l'administration. Maurice occupe la première place, une performance récurrente pour l'île de l'océan Indien, régulièrement citée en exemple sur le continent pour la solidité de ses institutions.

Sur les cinquante-quatre pays que compte l'Afrique, seuls trente-cinq apparaissent dans cette édition. Le Gabon ne fait pas partie du lot. Selon nos informations, aucune explication officielle n'a été apportée par les auteurs du rapport sur les critères précis d'inclusion ou d'exclusion des pays non classés.

Une absence à ne pas confondre avec une sanction

Il serait hâtif d'y voir un jugement négatif sur l'action de l'État gabonais. Ce type de classement repose sur la disponibilité de données statistiques standardisées, souvent issues d'enquêtes internationales ou de bases de données que tous les pays n'alimentent pas au même rythme. L'absence du Gabon peut donc tenir autant à un déficit de reporting qu'à une évaluation défavorable qui aurait, elle, été rendue publique par un score.

Cette hypothèse reste toutefois à confirmer, faute de détail méthodologique disponible à ce stade sur les critères exacts retenus par les auteurs de l'étude.

Ce que cela change concrètement

Pour les Gabonais, l'enjeu dépasse la simple question du classement. Une administration efficace se traduit par des délais raccourcis pour obtenir un document d'état civil, une meilleure exécution des projets publics ou une gestion plus fluide des services de proximité. C'est sur ces indicateurs tangibles, plus que sur la présence dans un tableau international, que se mesure au quotidien la modernisation de l'action publique engagée par les pouvoirs publics.

Reste que ces classements, aussi imparfaits soient-ils, offrent des repères utiles pour comparer les trajectoires africaines. Une future participation du Gabon à ce type d'exercice, avec des données actualisées et transmises aux organismes compétents, permettrait d'objectiver la position du pays plutôt que de la laisser dans l'incertitude.

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