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Eau : Libreville et Port-Gentil choisissent deux voies différentes

Face aux mêmes robinets à sec, la capitale politique et la capitale économique n'apportent pas la même réponse à la crise hydrique.

Alors que les coupures d'eau se multiplient dans plusieurs quartiers du pays, deux stratégies se dessinent. Libreville semble privilégier la distribution payante à domicile pour soulager l'urgence, tandis que Port-Gentil se tournerait vers des forages urbains pensés comme une solution plus pérenne. Des informations qui méritent d'être suivies avec attention, en attendant confirmation officielle des autorités concernées.

Robinet et bidon d'eau dans une cuisine, illustrant la pénurie d'eau au Gabon.
À Libreville comme à Port-Gentil, l'accès à l'eau courante reste un défi quotidien pour de nombreux foyers.

Depuis plusieurs mois, la question de l'eau courante revient avec insistance dans les conversations, à Libreville comme dans d'autres villes du pays. Des quartiers entiers connaissent des coupures répétées, parfois longues, qui bouleversent le quotidien des familles, des commerces et des établissements scolaires. Le sujet n'est pas nouveau, mais il semble aujourd'hui pousser les collectivités à chercher, chacune à sa manière, des réponses concrètes.

Deux villes, deux logiques

Selon nos informations, encore à confirmer par les autorités compétentes, la capitale aurait opté pour une solution d'urgence : la distribution payante d'eau à domicile, pensée pour soulager rapidement les foyers les plus touchés par les coupures. Une réponse immédiate, qui a le mérite de s'attaquer au problème sans attendre, mais qui pose aussi la question du coût pour les ménages les plus modestes.

À l'inverse, Port-Gentil semblerait privilégier une approche de plus long terme, avec la recherche de forages urbains capables d'alimenter durablement la ville en eau potable. Le ministre d'État à la Défense, Brigitte Onkanowa, et le maire de la capitale économique auraient été associés à cette réflexion, toujours selon les mêmes sources, qui restent à ce stade uniques et donc à traiter avec la prudence qui s'impose.

Une même urgence, des réponses à interroger

Deux villes, deux philosophies. D'un côté, l'efficacité immédiate d'une distribution à la demande ; de l'autre, le pari d'une infrastructure pérenne, plus longue à mettre en place mais potentiellement plus structurante pour l'avenir. Aucune des deux approches n'est mauvaise en soi : elles répondent simplement à des contraintes différentes, entre urgence sociale et vision de long terme.

Reste que la multiplication des coupures d'eau, quelle que soit la ville concernée, interroge plus largement l'état du réseau de distribution et sa capacité à suivre la croissance urbaine. Un réseau vieillissant, des besoins qui augmentent, et des solutions qui doivent être trouvées vite : c'est tout l'enjeu pour les mois à venir.

Ce que cela change pour les Gabonais

Pour les familles qui subissent les coupures, l'annonce de solutions, même partielles, est déjà un signal. Mais entre une distribution payante qui soulage sans résoudre le fond du problème, et des forages qui promettent une solution durable sans calendrier précis à ce jour, les habitants attendent surtout des résultats tangibles sur leurs robinets. La suite dépendra désormais de la confirmation officielle de ces orientations, et de la rapidité avec laquelle elles pourront être mises en œuvre sur le terrain.

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