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Deux journalistes de Dépêches 241 convoqués par le renseignement : ce que l'on sait, ce qu'on ignore

Le directeur de publication et le rédacteur en chef du site Dépêches 241 auraient reçu une convocation de la Direction générale des recherches, sans que le motif en soit précisé pour l'instant.

Selon des informations qui nous sont parvenues et qui restent à ce stade non confirmées par plusieurs sources, Pharel Boukika Mouketou et Fabien Bibang, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef du média en ligne Dépêches 241, auraient été appelés à se présenter devant la Direction générale des recherches. Aucun motif officiel n'a été communiqué. Nous suivons ce dossier avec la prudence qu'il impose.

Façade d'un bâtiment institutionnel à Libreville sous un ciel gris
Le siège d'un service administratif à Libreville, illustration d'ambiance.

Un appel, deux noms, beaucoup de questions

L'information circule depuis ce mardi 14 juillet à Libreville : deux figures de la rédaction de Dépêches 241 auraient été convoquées par la Direction générale des recherches, le service de renseignement intérieur gabonais. Il s'agirait de Pharel Boukika Mouketou, directeur de publication, et de Fabien Bibang, rédacteur en chef.

À ce stade, une seule source évoque cette convocation, et le motif exact de l'entretien n'a été précisé par aucune institution. Aucune confirmation officielle de la DGR, du ministère de la Communication ou du Conseil national de la communication n'a pu être recueillie. Nous appelons donc à la prudence sur les circonstances précises de cette affaire, qui reste à vérifier et à documenter.

Un service peu habitué à s'exprimer publiquement

La Direction générale des recherches occupe une place discrète dans l'architecture institutionnelle gabonaise. Chargée du renseignement intérieur, elle ne communique que rarement sur ses activités, ce qui explique en partie la difficulté à recouper ce type d'information dans l'immédiat.

Cette opacité, si elle est habituelle pour un service de ce type, nourrit mécaniquement les interrogations dès que des professionnels des médias sont concernés. Aucun élément ne permet pour l'heure d'affirmer la nature de l'entretien évoqué : simple audition, demande de précisions sur une publication, ou tout autre motif administratif. En l'absence de confirmation, toute interprétation serait prématurée.

Pourquoi la presse gabonaise regarde ce dossier de près

La relation entre pouvoirs publics et médias privés reste un sujet sensible dans plusieurs pays de la sous-région, et le Gabon ne fait pas exception. Le pays a connu, ces dernières années, des évolutions dans son cadre médiatique, avec un Conseil national de la communication chargé de réguler la profession et de veiller au respect des règles déontologiques.

Dans ce contexte, toute convocation d'un directeur de publication ou d'un rédacteur en chef par un service de sécurité suscite, légitimement, l'attention des confrères et de la société civile. C'est précisément parce que le sujet touche à la liberté d'informer que la rigueur s'impose : ni minimiser, ni dramatiser, mais vérifier.

Ce que l'on va suivre

Nous avons tenté de recouper cette information auprès d'autres sources sans pouvoir, à l'heure où ces lignes sont écrites, obtenir de confirmation indépendante. Nous continuerons de nous informer sur l'issue de cet éventuel entretien et sur les suites qui pourraient lui être données.

Si les faits venaient à être établis avec certitude, il appartiendra aux autorités compétentes d'apporter les clarifications nécessaires. Pour l'instant, ce dossier illustre surtout la difficulté, propre à toute rédaction sérieuse, de traiter une information sensible avec la mesure qu'elle exige — sans jamais sacrifier l'exactitude à la rapidité.

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