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Crise à l'AGASA : le gouvernement hausse le ton

Une réunion d'urgence convoquée par le vice-président Hermann Immongault a mis à plat les tensions internes de l'agence agricole, sous le regard attentif du ministre de tutelle.

Le lundi 13 juillet, le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a convoqué en urgence les responsables de l'AGASA, agacé que des différends internes se soient étalés sur la place publique. Autour de la table, le ministre de l'Agriculture Pacôme Kossy, le directeur général Jean Delors Biyogue Bi Ntougou et son adjoint Oscar Sadibi Mapangou. Un rappel à l'ordre qui pose une question simple : jusqu'où ira ce grand ménage ?

Bâtiment administratif gabonais évoquant une réunion institutionnelle
Le vice-président du gouvernement a réuni en urgence les responsables de l'agence agricole concernée.

Une convocation qui ne doit rien au hasard

Ce n'est pas un rendez-vous de routine. Selon nos informations, Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, a réuni en urgence les principaux acteurs de la crise qui secoue l'AGASA ce lundi 13 juillet. Autour de la table : le ministre de l'Agriculture, Pacôme Kossy, le directeur général de l'agence, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, et son adjoint, Oscar Sadibi Mapangou.

Le format de la réunion en dit long sur la gravité perçue du dossier. Faire asseoir ensemble le ministre de tutelle, le directeur général et son numéro deux n'est jamais un geste anodin dans l'architecture administrative gabonaise. C'est le signe qu'un dysfonctionnement, quel qu'il soit, a fini par remonter jusqu'au sommet de l'exécutif.

Des tensions qu'on ne cache plus

Ce qui a visiblement irrité le vice-président, ce n'est pas tant l'existence de désaccords internes — ils sont le lot de toute administration — que leur étalage public. Une agence chargée d'une mission aussi sensible que la sécurité alimentaire ne peut se permettre de donner le spectacle de ses querelles au grand jour, sous peine de fragiliser la confiance placée en elle.

La nature exacte du différend entre la direction générale et sa tutelle n'a pas été détaillée. Prudence est donc de mise : à ce stade, seule la tenue de cette réunion et le ton employé par Hermann Immongault sont établis avec certitude. Le reste appartient encore aux spéculations qui circulent dans les couloirs de l'administration.

Ce que cela signifie pour les Gabonais

L'AGASA n'est pas une agence parmi d'autres : elle intervient dans un secteur, l'agriculture, que le gouvernement présente comme un pilier de la diversification économique et de l'autosuffisance alimentaire du pays. Chaque tension interne qui ralentit son fonctionnement a un coût concret — retards de programmes, incertitude pour les partenaires du monde agricole, perte de crédibilité auprès des bailleurs.

En tapant du poing sur la table, le vice-président du gouvernement envoie un message qui dépasse le seul cas de l'AGASA : les querelles de personnes ne doivent pas prendre le pas sur les missions de service public. Reste à savoir si cette mise au point suffira à apaiser durablement les relations entre la direction générale et sa tutelle, ou si elle n'est que le prélude à des décisions plus lourdes.

Et maintenant ?

Aucune sanction ni recomposition n'a été annoncée à l'issue de cette réunion, selon les éléments dont nous disposons. La question posée sur l'avenir de Jean Delors Biyogue Bi Ntougou à la tête de l'agence reste, pour l'instant, ouverte. Le suivi de ce dossier permettra de savoir si ce rappel à l'ordre marque un tournant dans la gestion de l'AGASA, ou s'il s'agit d'un simple épisode de tension vite refermé.

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