lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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Booué : un protocole signé à Paris pour relancer l'hydroélectricité gabonaise

L'État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company ont paraphé un texte fondateur pour le projet hydroélectrique de Booué.

À Paris, en présence des présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron, un protocole d'engagement mutuel a été signé entre l'État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company. Ce texte confirme les partenaires de référence retenus pour le développement du barrage de Booué, un projet suivi de longue date par les acteurs de l'énergie au Gabon.

Paysage fluvial de l'Ogooué près de la localité de Booué au Gabon
Le site de Booué, dans le Moyen-Ogooué, est envisagé pour accueillir un nouvel ouvrage hydroélectrique.

Un texte qui scelle un partenariat

La scène s'est jouée loin de l'Ogooué, dans les salons feutrés de la capitale française. Mais c'est bien de Booué qu'il s'agissait, ce petit centre urbain du Moyen-Ogooué dont le nom revient depuis des années dans les dossiers consacrés à l'avenir énergétique du pays. Le protocole paraphé engage l'État gabonais, le groupe EDF Power Solutions et Gabon Power Company, la société publique en charge du développement des infrastructures électriques nationales.

Ce document a une portée précise : il confirme les partenaires de référence du projet hydroélectrique de Booué. En clair, il fixe qui fera quoi, avant que ne s'engagent les études techniques et financières plus poussées qui précèdent la construction d'un tel ouvrage. Rien d'anodin, dans un secteur où les faux départs et les projets restés sur le papier ne manquent pas au fil des décennies.

Pourquoi Booué compte pour le Gabon

Le potentiel hydroélectrique du pays reste largement sous-exploité, alors que les besoins en électricité fiable augmentent avec l'urbanisation et les ambitions industrielles affichées par les autorités. Un barrage supplémentaire signifierait, à terme, moins de dépendance aux centrales thermiques coûteuses et davantage de capacité pour accompagner les projets miniers ou agro-industriels qui se développent dans l'intérieur du pays.

La présence des deux chefs d'État lors de la signature donne au texte un poids politique certain, signe que ce dossier est suivi au plus haut niveau des deux capitales. Mais un protocole d'engagement, aussi symbolique soit-il, n'est pas encore un chantier : il pose le cadre, sans garantir à lui seul le calendrier ni le financement définitif de l'ouvrage.

Ce qu'il reste à préciser

À ce stade, les détails techniques et financiers du projet n'ont pas été rendus publics dans le détail. Les prochaines étapes attendues concernent généralement les études de faisabilité, l'évaluation de l'impact environnemental et la structuration du financement, souvent partagé entre bailleurs publics et investisseurs privés dans ce type de partenariat.

Pour les habitants de Booué et des localités environnantes, la question la plus concrète reste celle du calendrier : quand les travaux pourraient-ils réellement débuter, et quels emplois locaux pourraient en découler pendant la phase de construction. Ces réponses viendront avec les prochaines communications officielles, à mesure que le projet avancera de l'intention vers la réalisation.

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