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Biodiversité : le Gabon prépare sa feuille de route jusqu'en 2030

Deux jours d'ateliers à Libreville pour boucler la stratégie nationale qui doit traduire l'accord mondial de Kunming-Montréal en actions concrètes.

Les 20 et 21 juillet, la Sablière a réuni onze ministères, cinq agences des Nations unies et une dizaine d'organisations pour finaliser la Stratégie et le Plan d'Action Nationaux pour la Biodiversité du Gabon. L'objectif : arrimer les engagements du pays à l'accord international de Kunming-Montréal, signé en 2022, avant l'échéance fixée à toutes les nations signataires.

Réunion de travail sur la stratégie biodiversité du Gabon à la Sablière
Un atelier interministériel s'est tenu à la Sablière pour finaliser la stratégie nationale sur la biodiversité.

Un document attendu à l'échelle mondiale

Depuis l'adoption de l'accord de Kunming-Montréal en 2022, chaque pays signataire doit produire sa propre stratégie de préservation de la nature, avec des cibles chiffrées et un calendrier de mise en œuvre. Le Gabon, souvent cité comme l'un des pays les mieux préservés d'Afrique centrale grâce à ses onze parcs nationaux et sa forêt qui couvre près de 88% du territoire, n'échappe pas à cet exercice.

L'atelier organisé à la Sablière, porté par la Direction générale de l'environnement, a réuni pendant deux jours des représentants de onze ministères, cinq agences onusiennes et une dizaine d'organisations non gouvernementales internationales. Ce format resserré, mais interministériel, traduit la volonté de sortir la question environnementale du seul giron technique pour l'ancrer dans les politiques publiques transversales — agriculture, énergie, aménagement du territoire.

Ce que ça change concrètement

Pour les Gabonais, cette stratégie n'est pas qu'un exercice diplomatique. Elle doit fixer des cibles nationales mesurables : zones protégées à étendre ou mieux gérées, espèces menacées à surveiller, pratiques agricoles ou forestières à encadrer davantage. Le texte final servira de référence pour orienter les financements internationaux dédiés à la conservation, dont dépendent en partie les revenus tirés du patrimoine naturel gabonais — écotourisme, crédits carbone, partenariats scientifiques.

La présence d'agences onusiennes aux côtés des ONG suggère aussi un enjeu de crédibilité : le Gabon défend depuis plusieurs années une diplomatie environnementale active sur la scène internationale, notamment via son rôle dans les négociations climatiques régionales. Boucler ce document dans les délais fixés conforte cette posture.

Prochaines étapes

Selon les informations disponibles à ce stade, le document validé à l'issue de ces deux journées doit encore franchir des étapes de validation institutionnelle avant sa publication officielle. Les modalités précises de suivi — indicateurs, calendrier de révision, mécanismes d'évaluation — n'ont pas encore été détaillées publiquement. Ces précisions seront déterminantes pour mesurer, dans les années à venir, si les ambitions affichées se traduisent par des résultats tangibles sur le terrain.

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