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BGFIBank : la traversée d'un demi-siècle, de Libreville à douze pays

D'une agence de vingt collaborateurs à un groupe panafricain : le parcours d'Henri-Claude Oyima raconte aussi celui de la finance gabonaise.

Il y a un demi-siècle, une jeune banque naissait à Libreville avec une poignée d'employés. Aujourd'hui, BGFIBank compte parmi les groupes financiers les plus établis du continent, présent dans une douzaine de pays. Cette trajectoire porte un nom associé à sa direction depuis des décennies : Henri-Claude Oyima. Retour sur une histoire qui dépasse le simple récit d'entreprise.

Façade d'un immeuble bancaire à Libreville
Le secteur bancaire gabonais a vu naître, en 1971, un établissement devenu depuis un groupe présent dans plusieurs pays africains.

Avril 1971. Libreville découvre une nouvelle enseigne bancaire, modeste par la taille, ambitieuse par le projet. Personne, à l'époque, n'aurait imaginé qu'elle deviendrait l'un des groupes financiers de référence en Afrique centrale et au-delà. Une vingtaine de collaborateurs posaient alors les fondations de ce qui allait devenir BGFIBank.

L'histoire bancaire gabonaise, comme celle de nombreux pays d'Afrique subsaharienne à cette période, se construisait encore largement autour d'établissements liés aux anciennes puissances coloniales. Qu'une institution basée à Libreville en vienne, quarante ans plus tard, à rayonner sur douze pays constitue une trajectoire peu commune sur le continent.

Un nom associé à l'ascension du groupe

Selon les informations disponibles, cette expansion est étroitement liée au parcours d'Henri-Claude Oyima, dont la direction du groupe s'est étalée sur plusieurs décennies. Sa vision stratégique et sa rigueur managériale sont présentées comme les moteurs de la transformation de la banque, d'un établissement local à un acteur régional puis panafricain.

Les détails précis des étapes de cette expansion — ouvertures successives dans les différents pays, choix stratégiques opérés au fil des décennies, gouvernance mise en place — mériteraient d'être approfondis et confirmés par des sources complémentaires. La prudence s'impose ici : une seule source documente pour l'instant ce récit, et sa fiabilité reste à confirmer par des recoupements ultérieurs.

Ce que représente une telle trajectoire pour le Gabon

Au-delà du destin d'une entreprise, cette histoire dit quelque chose du Gabon lui-même. Qu'un établissement né à Libreville ait pu s'imposer dans le paysage bancaire de plusieurs pays africains illustre la capacité du secteur financier gabonais à produire des acteurs de dimension continentale — une réalité qui compte, à l'heure où l'intégration économique régionale reste un enjeu majeur pour l'Afrique centrale.

Pour les Gabonais, la présence d'un groupe bancaire national solidement implanté ailleurs sur le continent n'est pas qu'une question de prestige. Elle pèse aussi, potentiellement, sur l'emploi qualifié, sur les flux financiers rapatriés et sur l'image du pays comme place bancaire crédible. Ce sont des retombées que seule une analyse plus fine — comptes consolidés, effectifs, contribution fiscale — permettrait d'apprécier avec précision.

Un récit à poursuivre

L'histoire de BGFIBank, telle qu'elle circule aujourd'hui, reste avant tout celle d'une ascension remarquable sur la durée. Reste à en documenter les rouages avec davantage de sources, pour distinguer précisément la part de la stratégie collective, celle des équipes successives, et celle attribuée à la figure dirigeante. C'est tout l'enjeu d'un travail journalistique qui se poursuivra à mesure que d'autres éléments viendront confirmer, nuancer ou enrichir ce récit fondateur.

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